NOTES DU LIVRE X.
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décrire des cercles aux différentes parties de l'instrument sur lequel -
ils agissent, lorsque du lieu où le poids pèse, à celui sur
lequel la puissance mouvante agit, il y a une ligne dont une
partie demeure immobile, pendant que toutes les autres sont en
mouvement : car, par cette nécessité de faire des cercles qui sont
plus grands ou plus petits, selon que les puissances agissent ou
plus près ou plus loin du point immobile de la ligne droite, il
arrive que si les cercles sont inégaux, à cause de la différente
distance dans laquelle les puissances sont du point immobile de
la ligne droite, le mouvement le sera aussi, et ainsi, selon la
proportion qui est entre les cercles faits par la puissance mouvante -
et ceux qui sont faits par la puissance du poids, la puis
sance mouvante égalera ou surmontera la puissance du poids.
8. — Unum genus scansorium. La définition de la machine en
général, selon Vitruve, ne convient point à ces espèces : car les
échelles et les machines à vent ne sont point faites pour lever de
lourds fardeaux par la vertu du mouvement.
9.— Ad apparatus spectationem. Barbaro, Perrault et Newton
pensent que ces paroles indiquent les machines à l’aide desquelles
on peut reconnaître de haut les travaux de l'ennemi Telle est
aussi l’opinion de Turnèbe. Galiani, Ortiz et, il y a longtemps,
Baldi, veulent qu'elles désignent les gradins que l'on faisait pour
voir les spectacles et les jeux publics; mais cette opinion n'est
pas probable : car les anciens avaient des théâtres, et comment
croire que ces théâtres fussent la même chose que ces machines
composées, comme le dit Vitruve, de pièces de bois mises debout
et jointes par d'autres pièces transversales, à l'aide desquelles on
peut monter sans danger, tandis qu’au contraire, de telles machines -
pouvaient fort bien élever un ou deux soldats assez haut
pour qu’ils pussent voir’au-dessus des murs d’une ville. Au chapitre -
19 de ce livre, Vitruve ne parle-t-il pas d’une machine de
guerre qui montait les hommes jusqu’au haut des murs de l’ennemi? -
Végece décrit une machine, appelée tolleno, qui sert au
même usage, et dont la description se rapporte à celle de Vitruve.
Il y a, de plus, quelques détails qui en font connaître parfaitement -
le mécanisme, dans lequel nous reconnaissons celui de la
cigogne, avec laquelle, dans certaines localités, on élève l'eau
d'un puits. Voyez le ch. 21 du liv. Iv.
Apollodore et Héron, en traitant des machines, en décrivent
une à l'aide de laquelle on pouvait voir au-dessus des murs de
l'ennemi. La description de cette machine convient encore a