VITRUVE. LIV. X.
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qui étaient placés dans la machine pour battre le mur
y trouvassent un abri sûr. La marche lente de cette machine -
lui fit donner le nom de tortue à bélier.
Tels furent les premiers essais de cette espèce de machine. -
Plus tard, au siége que Philippe, fils d'Amyntas
mit devant Byzance, Polydus de Thessalie, la perfectionna -
et en inventa quelques autres plus faciles à manier. -
Il eut pour disciples Diade et Chéréas qui servirent
sous Alexandre. Diade, dans ses écrits, déclare que
c'est lui qui a inventé les tours roulantes qu’il démontait
pour les faire porter à la suite de l'armée, et qu’il est
aussi l'inventeur de la tarrière, de la machine montante.
au moyen de laquelle on passait de plein pied sur une
muraille, et du corbeau démolisseur qu’on appelle quelquefois -
grue.
Il se servait aussi du bélier monté sur des roues,
dont il nous a donné la description. Il dit que la plus
petite tour ne doit point avoir moins de soixante pieds
de hauteur et de dix-sept de largeur ; que le haut doit
être d’un cinquième plus étroit que le bas; que les
montants doivent être à la partie inférieure de trois
quarts de pied, et à la partie supérieure d'un demipied. -
Il dit que cette tour doit avoir dix étages, tous
garnis de fenêtres.
Il donne à la plus grande tour cent vingt coudées
de haut, vingt-trois et demie de large. Le rétrécissement
d'en haut est aussi d'un cinquième ; les montants ont
par le bas un pied de grosseur, par le haut un demipied. -
La hauteur de ces grandes tours était divisée en
vingt étages, entourés chacun d'un parapet de trois coudées; -
il les couvrait de peaux fraîches pour les mettre
à l'abri de toute espèce de coups.
La disposition de la tortue à bélier était la même;
elle avait trente coudées de largeur, seize de hauteur,
non compris le toit, qui en avait sept depuis la plate¬