Full text : Tome second (2)

VITRUVE.  LIV.  X.
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en  cuivre.  On  place  en  bas  de  cette  machine,  à  une  petite -
  distance  l'un  de  l'autre,  deux  barillets  auxquels  on
adapte  des  tuyaux  qui  vont  en  forme  de  fourche  s'ajus
ter  à  un  petit  bassin  posé  entre  ces  deux  barillets.  Dans
ce  bassin  sont  pratiquées  deux  soupapes  qui  s'adaptent
parfaitement  à  l'orifice  supérieure  des  tuyaux  qu'elles
bouchent  hermétiquement,  pour  empêcher  que  ce  qui
a  été  poussé  dans  le  bassin  par  le  moyen  de  l'air,  ne
s'échappe.
On  ajuste  sur  le  bassin  une  chape  semblable  à  un  entonnoir -
  renversé,  et  on  l’y  retient  par  le  moyen  de
pitons  traversés  par  des  clavettes,  de  crainte  que  la  force
avec  laquelle  l’eau  est  poussée  ne  vienne  à  la  faire  sauter.
On  soude  avec  la  chape,  perpendiculairement  au-dessus, -
  un  autre  tuyau  qu'on  appelle  trompe.  Les  barillets
ont  au-dessous  de  l'orifice  inférieure  des  tuyaux,  des
soupapes  qui  ferment  les  trous  qui  sont  au  fond.
Ensuite  on  fait  entrer  par  le  haut,  dans  les  barillets,
des  pistons  polis  au  tour  et  frottés  d'huile.  Ces  pistons,
une  fois  enfermés  dans  les  barillets,  sont  mis  en  jeu  à
l'aide  de  tringles  et  de  leviers;  puis  par  le  mouvement
répété  qui  les  fait  hausser  et  baisser,  ils  compriment
l'air  qui  s'y  trouve  condensé,  et  l'eau  que  retiennent  les
soupapes  qui  bouchent  les  ouvertures  par  lesquelles  elle
est  entrée  dans  les  barillets.  Alors  l'eau  est  contrainte
par  la  compression,  de  se  précipiter  par  les  ouvertures
des  tuyaux,  dans  le  petit  bassin  d'où  l'air  qui  la  pousse
contre  la  chape  la  fait  sortir  par  la  trompe  qui  est  en
haut;  par  ce  moyen,  l'eau  peut  être  élevée  d'un  endroit
bas  dans  un  réservoir  pour  y  former  un  jet.
Cette  machine  n'est  pas  la  seule  dont  on  attribue
l'invention  à  Ctesibius;  il  en  est  plusieurs  autres  de  différentes -
  sortes  qui,  par  le  moyen  de  l'eau  poussée  par  la
compression  de  l'air,  produisent  des  effets  imités  de  la
nature  :  telles  sont  les  machines  hydrauliques  qui  imi¬
            
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