VITRUVE. LIV. X.
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en cuivre. On place en bas de cette machine, à une petite -
distance l'un de l'autre, deux barillets auxquels on
adapte des tuyaux qui vont en forme de fourche s'ajus
ter à un petit bassin posé entre ces deux barillets. Dans
ce bassin sont pratiquées deux soupapes qui s'adaptent
parfaitement à l'orifice supérieure des tuyaux qu'elles
bouchent hermétiquement, pour empêcher que ce qui
a été poussé dans le bassin par le moyen de l'air, ne
s'échappe.
On ajuste sur le bassin une chape semblable à un entonnoir -
renversé, et on l’y retient par le moyen de
pitons traversés par des clavettes, de crainte que la force
avec laquelle l’eau est poussée ne vienne à la faire sauter.
On soude avec la chape, perpendiculairement au-dessus, -
un autre tuyau qu'on appelle trompe. Les barillets
ont au-dessous de l'orifice inférieure des tuyaux, des
soupapes qui ferment les trous qui sont au fond.
Ensuite on fait entrer par le haut, dans les barillets,
des pistons polis au tour et frottés d'huile. Ces pistons,
une fois enfermés dans les barillets, sont mis en jeu à
l'aide de tringles et de leviers; puis par le mouvement
répété qui les fait hausser et baisser, ils compriment
l'air qui s'y trouve condensé, et l'eau que retiennent les
soupapes qui bouchent les ouvertures par lesquelles elle
est entrée dans les barillets. Alors l'eau est contrainte
par la compression, de se précipiter par les ouvertures
des tuyaux, dans le petit bassin d'où l'air qui la pousse
contre la chape la fait sortir par la trompe qui est en
haut; par ce moyen, l'eau peut être élevée d'un endroit
bas dans un réservoir pour y former un jet.
Cette machine n'est pas la seule dont on attribue
l'invention à Ctesibius; il en est plusieurs autres de différentes -
sortes qui, par le moyen de l'eau poussée par la
compression de l'air, produisent des effets imités de la
nature : telles sont les machines hydrauliques qui imi¬