VITRUVE. LIV. X.
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enduites aussi de poix liquide, et on les accumule les
unes sur les autres jusqu'à ce qu'elles aient donné à la
limace une grosseur égale à la huitième partie de sa longueur. -
Sur ces tringles, tout autour de la machine, on
attache des planches pour couvrir cet entortillement de
canaux. Alors on recouvre ces planches d'une forte couche -
de poix, et on les lie avec des cercles de fer, pour que
la force de l'eau ne les disjoigne pas. Les deux bouts du
cylindre armés chacun d'un pivot en fer sont entourés de
cercles de même métal qu'on arrête avec des clous. Puis
à droite et à gauche de chacun des bouts de la limace, on
plante des pieux dont les extrémités sont liées par des traverses. -
Au milieu de ces traverses, on enchässe deux
pitons dans lesquels on fait entrer les pivots, et dans
cet état des hommes la font tourner avec leurs pieds.
Le degré d'inclinaison de la limace répond à la description -
du triangle rectangle de Pythagore, c'est-à-dire
que si l’on divise la longueur de la limace en cinq parties, -
on en donnera trois à l'élévation de sa tête, de
sorte qu’il s’en trouvera quatre depuis la ligne perpen
diculaire de l'élévation jusqu'aux ouvertures qui sont au
bas de la machine. On verra facilement comment cela
doit se faire par la figure que j'en donne à la fin du livre.
Je viens d’expliquer le plus clairement que j'ai pu,
afin de les mieux faire connaître, les machines qui se
font avec du bois. J'ai dit de quelle manière on les confectionnait, -
et comment, à l'aide du mouvement circulaire, -
on les mettait en jeu pour en retirer de si nombreux -
avantages.
VII. De la machine de Ctesibius qui élève l'eau très-haut.
J'ai maintenant à parler de la machine de Ctesibius
qui fait monter l'eau à une grande hauteur. Elle se fait