VITRUVE. LIV. X.
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Je vais faire une petite digression pour raconter de
quelle manière furent trouvées les carrières d'Ephèse, Il
y avait un berger nommé Pixodore qui vivait dans ces
parages. Dans le temps que les citoyens d'Ephèse pensaient -
à élever à Diane un temple de marbre, et se proposaient -
de faire venir leurs marbres de Paros, de Proconèse, -
d'Héraclée et de Thasis, Pixodore avait mené
paître son troupeau dans ce même endroit. Voilà qué
deux de ses béliers, se précipitant pour se choquer,
passèrent l'un à côté de l'autre sans se toucher; mais il
y en eut un qui alla donner de ses cornes contre un rocher -
dont il enleva un fragment de la couleur la plus
blanche. Pixodore laisse, dit-on, ses moutons dans la
montagne, court à Ephèse, où il arrive avec son fragment -
au moment où il était le plus question de l'affaire
des marbres. On lui décerna à l'instant de grands honneurs; -
on changea son nom de Pixodore en celui d'Evangelus. -
Et de nos jours encore, le magistrat est tenu de
se rendre tous les mois sur le lieu même, pour y faire
un sacrifice, faute de quoi il subit une punition,
. De la ligne droite et de la ligne circulaire, principes de tout mouvement.
J'ai exposé en peu de mots ce que j'ai cru nécessaire
de dire pour l'intelligence des machines qui servent à
tirer. Les deux moteurs ou puissances qui les font agir.
différents l'un de l'autre, ne se ressemblent pas; ils
concourent pourtant à produire les principes de deux
actions : l'une est la force de la ligne droite que les
Grecs appellent subeia ; l'autre, celle de la ligne circulaire -
qu'ils nomment . Il n'en est pas moins vrai
que la ligne droite ne peut agir sans la circulaire, ni la
circulaire sans la droite, dans l'élévation des fardeaux.
Cette proposition, pour être bien comprise, demande
quelque explication.