VITRUVE. LIV. X.
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vers chacun de ses bouts, a deux trous disposés de manière -
que des leviers puissent y entrer. A la partie
inférieure de la moufle d'en bas, on attache des tenailles
de fer dont les deux branches vont s'enfoncer dans des
trous que l’on fait aux pierres. Comme le bout du câble
est attaché au moulinet que les leviers font tourner, le
cable, s'enroulant tout autour, se tend et fait monter
les fardeaux jusqu'à la hauteur à laquelle ils doivent
être placés.
La machine dans laquelle se meuvent trois poulies,
s appelle trispaste; quand elle en a cinq, deux dans la
moufle d’en bas, trois dans celle d'en haut, on la
nomme pentaspaste. Si l'on veut avoir des machines capables -
de lever de plus lourds fardeaux, il faudra se
servir de pièces de bois plus longues et plus grosses, et
augmenter à proportion la grosseur des boulons qui sont
en haut, et la force des moulinets qui sont en bas. Après
ces préparatifs, on commencera par attacher, sans qu'ils
soient tendus, les câbles destinés à soutenir la machine;
puis pour empêcher que les deux pièces de bois où sont
aftachées les amarres ne reculent, on y mettra des cordes -
que, faute de mieux, on liera autour de pieux auxquels -
on donnera un certain degré d'inclinaison en les
fichant en terre, et en les y enfonçant bien avant à coups
de maillet.
Après cela; on attachera solidement une moufle au
haut de la machine d'où l'on fera descendre un câble
vers une autre moufle attachée à un pieu; on le fera passer
dans la poulie de cette moufle inférieure pour le faire remonter -
jusqu'à la poulie qui est attachée à la tête de la
machine. Après l'avoir fait passer par-dessus la poulie de
cette moufle supérieure, on le ramènera vers le moulinet
qui est au bas de la machine, et on l'y fixera. Le moufinet -
mis en mouvement par les leviers fera lui-même
monter la machine sans aucun danger; et grâce aux
Vitruve. II.