VITRUVE. LIV. X.
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. Des machines; en quoi elles diffèrent des organa.
Une machine est un assemblage solide de pièces de
bois disposées de manière à faire mouvoir les plus lourds
fardeaux. L'effet de la machine dépend de l'art, et il
est fondé sur le mouvement circulaire que les Grecs
appellent whix) xlvygig. Les machines se divisent en
trois genres : le premier sert à monter : les Grecs l'appellent -
àxpoéarizos; le second se meut par le vent : en
grec vuarizos; le troisième sert à tirer : les Grecs le
nomment BapoAog. Les machines qui servent à monter
sont organisées de telle sorte qu’à l’aide de pièces de
bois mises debout auxquelles s’ajoutent d’autres pièces
transversales, on peut monter sans danger pour voir ce
qui se passe. Les machines à vent sont celles qui, par
l’impulsion de l’air, imitent le son des instruments que
l'on touche, et la voix humaine.
Les machines qui servent à tirer sont celles à l'aide
desquelles on transporte ou on élève des fardeaux. Pour
monter on a moins besoin d’art que de hardiesse. La
machine se compose de chaînes, de pièces de bois transversales, -
d’un mannequin fait avec de l'osier entrelacé
et d’un montant solide qui soutient le tout. Celles que
la force du vent fait agir, produisent des effets éton
nants, grâce aux moyens ingénieux que l'art emploie.
Celles qui servent à tirer sont si utiles, que les resultats
qu’on en obtient sont prodigieux, quand on met avec
habileté leur puissance en action.
De toutes ces machines, les unes se meuvent dyxavixas, -
les autres g. Entre les machinœ et les
organa, il me semble qu’il y a cette différence, que les
machinœ demandent, pour avoir leur effet, plus de
bras, plus de forces, comme les balistes et les arbres
des pressoirs, et que les organa, maniés avec adresse
par un seul homme, exécutent ce à quoi ils sont desti¬