NOTES DU LIVRE IX.
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56.— Custodis Arcti. C'est de la grande Ourse qu'il est ici
question. On lui donne aussi le nom de Arctophilax, qui a la
même signification que Arcti custos. Si on l'appelle encore Bootes.
c'est parce que la grande Ourse se nomme aussi Chariot (Plaustrum), -
et que le Bouvier semble le suivre.
57. — Arcturus. On a dit que ce nom signifie queue de l'Ourse
(doxrog, ourse, et cùoá, queue) , parce que cette étoile est en effet
placée à la queue de l’Ourse, entre les jambes du Bouvier. Mais
cette opinion a déjà été relevée par le scoliaste grec d’Aratus, qui
compose le mot àooo d'àexrog, et de cog, gardien. Arcture est
synonyme de Arctophylax.
58. — Stant in summo cornu lœvo Tauri pedes Aurigæ, itemque -
sinistra manu Auriga tenet stellas. Dans tous les exemplaires
que Philander a eus entre les mains, il a lu : « Itemque in summo
cornu lævo ad Aurigæ sedes, una tenet parte stellam, et appellatur -
Aurigæ manus. Hædi capra lævo humero Tauri quidem et
Arietis. » Mais cette version est tellement maculée, tellement désordonnée, -
comme on en peut juger par la lecture des auteurs et
par cette version elle-même , qu’il avoue son impuissance à la
corriger. Il est souvent plus difficile, en effet, de rétablir un texte
que d’y faire voir des adultérations et des falsifications. Ce qu’il
y a de sûr, c’est qu’à l’extrémité de la corne gauche du Taureau
s'étendent les pieds du Cocher; que dans la main gauche il tient
deux étoiles qu’on appelle les Chevreaux , et que la Chèvre brille
à son épaule gauche. De toutes les corrections qui ont été faites
celle que j’ai adoptée me paraît la meilleure, bien entendu.
Quant aux quatre mots de la mauvaise version Tauri quidem et
Arietis, il faut les joindre avec les suivants insuper Perseus. Et
bien que la pureté de la langue latine admette difficilement une
telle manière d’écrire, elle ne jurera peut-être pas beaucoup
avec quelques passages de Vitruve, qui ne se pique pas d’être un
profond grammairien. Nous lisons encore, un peu plus loin :
Inde Sagittarii, Scorpionis, Libræ insuper; nous supposons, toutefois, -
que le texte n’est point altéré. Il est possible que Vitruve
ait écrit : Tauro quidem et Ariete insuper, comme au liv. v, ch. 1,
quibus insuper, et au liv. x, ch. 21, quo insuper; ou bien encore:
Taurum quidem et Arietem insuper, comme au même liv. v, ch. 3
insuper fundamenta, et au liv. III, ch. 5, insuper coronds.
59. — Equi auriculæ attingunt Aquarii genua. Jusqu’à présent
on a lu Equi ungulæ ; cependant les pieds du Cheval ne touchent
pas les genoux du Verseau : ils sont tournés du côté contraire,
et touchent les ailes du Cygne. Philander et Perrault ont cru qu'au
Vitruve. II.