Volltext : Tome second (2)

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NOTES  DU  LIVRE  IX.
lorsque  le  Soleil  est  dans  le  Taureau,  et  non  lorsqu'il  entre  dans
les  Gémeaux  ;  et  les  Latins  en  fixent  le  moment  au  vingt-troisième
jour  du  Taureau,  comme  Pline,  Varron  et  Columelle  en  font  foi,
aussi  bien  que  la  table  d'Auguste  que  suit  Vitruve,  qui  place  les
équinoxes  et  les  solstices  au  huitième  jour  des  signes,  c'est-à-dire
lorsque  le  Soleil  entre  dans  la  huitième  partie  du  Bélier,  de  la
Balance  ,  du  Cancer  et  du  Capricorne.  Ce  qu’ont  arrêté,  sur  le
coucher  matutinal  des  Vergilies,  les  Latins  qui  signalent  la  disparition -
  de  cette  constellation  le  vingt-troisième  jour  du  Scorpion,
au  matin,  à  partir  duquel  commence  l’hiver,  Vitruve  le  conserve
en  disant  :  «  Après  cela  le  Soleil  entre  dans  le  Scorpion,  au  coucher -
  des  Pléiades,  et  diminue  la  longueur  des  jours  en  s'approchant -
  des  parties  méridionales.  »  On  dira  cependant  que,  malgré
les  anciens  astronomes,  qui  croient  que  c’est  dans  le  Verseau  que
commence  à  souffler  le  Favonius  qui  ouvre  le  printemps,  malgré
les  Latins  et  Auguste  qui  pensent  que  c’est  au  vingt-troisième  jour
du  Verseau  que  ce  mouvement  arrive,  Vitruve  ne  laisse  pas  de
le  reporter  aux  Poissons  :  «  Sortant  du  Verseau,  dit-il,  pour  entrer -
  dans  les  Poissons,  quand  souffle  le  Favonius,  il  fournit  une
course  égale  à  celle  qu'il  faisait  dans  le  Scorpion.  »  Tout  cela
s'’accorde  parfaitement  :  car  si  le  Favonius  commence  à  souffler
dans  le  Verseau,  et  souffle  longtemps,  il  doit  souffler  encore  dans
les  Poissons  ;  aussi  Vitruve  n'a  point  écrit  incipiente  Favonio,
mais  flante,  soufflant  encore.  Voilà  pourquoi  Pontédéra  repousse
la  version  Vergiliis  exorientibus,  et  lui  préfère  Vergiliis  apparentibus, -
  ou  eminentibus,  ou  quelque  autre  mot  de  ce  genre.
51.—  Quum  pervenit  in  partem  octavam,  perficit  solstitiale
tempus.  —  Voyez  Columelle,  qui  (Écon.  rur.,  liv.  Ix,  c.  14)
rapporte  la  raison  pour  laquelle  les  anciens  ne  plaçaient  pas  les
solstices  et  les  équinoxes  au  commencement  des  signes,  mais  à
leur  huitième  partie.  Chaque  signe  occupe  un  arc  de  30°;  la  huitième -
  partie  d'un  signe  équivaut  donc  au  huitième  degré,  et  au
huitième  jour  à  partir  duquel  le  Soleil  entre  dans  un  signe,
abstraction  faite  de  la  fraction  qui  dépend  du  nombre  de  jours
composant  l'’année  solaire,  fraction  qui  n’est  jamais  plus  de  5°  ou
6°  du  zodiaque.  Pline  et  Columelle,  suivant  en  cela  les  anciens
astronomes,  placent  le  commencement  des  quatre  saisons  de
l’année,  le  printemps,  l’été,  l’automne,  l’hiver,  à  la  huitième
partie  des  signes  du  Bélier,  du  Cancer,  de  la  Balance  et  du  Capricorne. -
  Hipparque  ,  comme  nous  venons  de  le  voir  dans  Columelle, -
  le  place  au  premier  jour  de  l'entrée  du  Soleil  dans  chacun
de  ces  signes.  Hippocrate  mettait  le  commencement  du  printemps
            
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