Volltext : Tome second (2)

NOTES  DU  LIVRE  IX.
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exécution,  et  des  connaissances  qu'elle  exigeait,  que  cette  partie
était  attribuée  aux  architectes.
47.—  Namque  quum  sol  Arietis  signum  init.  Dans  ce  chapitre,
Vitruve  trace  les  quatre  principales  révolutions  de  l'année,  les
équinoxes  et  les  solstices.  C'est  à  la  huitième  partie  des  signes
qu'elles  arrivent,  dit-il.  Pline  parle  comme  lui  (Hist.  Nat.,  liv.  11,
ch.  17).
Perficit  equinoctium  vernum.  Ce  qui  n'a  plus  lieu  au¬48.- -
 -
  Il  est  prouvé  par  les  observations  astronomiques  que
les  pôles,  les  solstices,  les  équinoxes,  ont  un  mouvement  rétrograde, -
  et  vont  continuellement  d’orient  en  occident;  par  ce
mouvement,  les  points  de  l'écliptique  reculent  continuellement
contre  l'ordre  des  signes,  de  la  quantité  d'environ  50"  par  an
et  ce  mouvement  rétrograde  est  appelé  précession  ou  rétrocession
des  équinoxes.
C'est  pour  cette  raison  qu’aucune  constellation  n'est  aujourd'hui -
  au  même  endroit  où  les  anciens  astronomes  l’avaient  placée.
Du  temps  d’Hipparque,  les  points  équinoxiaux  étaient  aux  premières -
  étoiles  du  Bélier  et  de  la  Balance  ;  mais  ces  points  en  sont
à  présent  fort  éloignés;  et  les  étoiles  qui  étaient  alors  en  conjonc
tion  avec  le  Soleil  au  temps  de  l’équinoxe,  en  sont  aujourd'hui
distantes,  vers  l’orient,  d’un  signe  entier,  c’est-à-dire  de  30°  :
ainsi,  la  première  étoile  du  Bélier  est  à  présent  dans  la  portion
de  l'écliptique  appelée  le  Taureau  ;  la  première  étoile  du  Taureau
est  dans  les  Gémeaux  ,  et  les  Gémeaux  sont  au  Cancer.
49.—  Quum  progreditur  ad  caudam  Tauri.  Aujourd'hui,  dans
les  planisphères  célestes,  la  constellation  du  Taureau  est  représentée -
  sans  queue  ;  elle  manque  même  de  la  partie  postérieure  du
corps.  Autrefois,  comme  on  le  voit  par  ce  passage  de  Vitruve,
elle  était  autrement  figurée.  De  là  naît  l'incertitude  sur  l'expression -
  dimidia  pars  Tauri.  Pline  (Hist.  Nat.,  liv.  11,  ch.  41)  a  dit
qu’à  la  queue  du  Taureau  étaient  les  sept  Pléiades;  ce  qui  est
contre  l'usage  des  astronomes  qui  n’attribuent  les  étoiles  de  la
constellation  du  Taureau  qu’à  la  moitié  de  son  corps,  c'est-à-dire
à  la  partie  de  devant.  Quand  même  on  entendrait  par  la  queue  du
Taureau  l’extrémité  de  la  constellation,  il  n'est  pas  vrai  que  les
Pléiades  soient  dans  cette  extrémité  ;  elles  sont  entre  cette  extremité -
  et  la  tête,  comme  le  dit  Vitruve.
50.  —  E  Tauro  quum  ingreditur  in  Geminos,  exorientibus
Vergiliis,  magis  crescit  supra  terram.  Les  anciens  astronomes  s'accordent -
  à  croire  que  les  Vergilies  ou  Pléiades,  se  lèvent  le  matin,
            
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