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NOTES DU LIVRE IX.
celui de six. Il y a apparence, dit-il, que dans le premier exemplaire -
le nombre quatre était marqué iv, et que le caractère
ayant été effacé, on a écrit ad quintum au lieu de ad iv qu'ily
avait dans l'original. Et l'on ne peut pas dire que parce que le
point qui termine le quatrième signe est le commencement du
cinquième, Vitruve a entendu que le Soleil est au cinquième
signe, quand il a achevé le quatrième : car ce qui est dit ici du
cinquième signe, est pour répondre à ce qui a été demandé un
peu auparavant, savoir : pourquoi le Soleil, par sa chaleur, retient -
plutôt les planètes dans le signe dont il s'agit, que celles
qui sont dans le second et le troisième signe : car il est évident
que le second et le troisième signe, qui sont comparés à celui
dont il est question, sont appelés comme les signes où se sont les
autres aspects : or, si l'on dit que l’aspect trine se fait au cinquième
signe, parce que le Soleil l'a atteint, il faudrait dire aussi que
les autres aspects sont faits au troisième et au quatrième signe, et
non au second et au troisième.
Mais Galiani, Newton et Ortiz font remarquer que cette correction -
n'est pas nécessaire : car la planète qui est éloignée du
Soleil de 120° est en trine aspect, et dans le cinquième signe à
partir d’elle, si l’on compte les deux extrêmes. Perrault dit que
si l'on compare le cinquième signe au second et au troisième,
que si l’'aspect trine se fait au cinquième signe, il faudra dire
aussi que les autres aspects se font au troisième et au quatrième
signe ; Newton répond qu’il est à présumer que c'est par ces mots
que Vitruve a désigné ces deux aspects, comme aussi on peut
supposer que par les mots second et troisième, il a indiqué le signe
le plus rapproché du Soleil ou celui qui n’en était éloigné que
par un seul signe, ce qui s'accorde parfaitement avec ce qui suit,
que le Soleil a plus d'action sur les planètes éloignées que sur
celles qui sont plus près N'est-ce pas ainsi qu’en musique on
appelle quinte, la consonnance composée de quatre degrés?
40. — Quce longius a sole essent, hœec vehementius ardere
Cette opinion, dit Perrault, est fondée sur ce que la moyenne
région de l’air qui est plus proche du Soleil, nous paraît plus
froide que la basse qui en est éloignée ; mais la conséquence qu on
tire de cette expérience est fausse, parce que la moyenne région
n'est pas froide, à cause de la faiblesse de la chaleur du Soleil.
mais parce que les corps qui sont en cet endroit sont moins capables -
de recevoir l'impression de ses rayons, faute de cette opacite -
que n'ont point les corps transparents où ses rayons ne sont
point arrêtés, comme ils le sont sur la terre.