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NOTES DU LIVRE IX.
quadrat, l'aspect sextil. Or, par aspect il faut entendre la rencontre -
ou l'angle des rayons lumineux qui viennent de deux planètes -
à la Terre.
La conjonction est la rencontre de deux astres ou de deux
planêtes, du même côté de la Terre, dans le même degré du zodiaque, -
de manière qu’une ligne droite tirée du centre de la terre,
par celui de l’un des astres, passe aussi par le centre de l'autre.
L’opposition est la situation de deux étoiles ou planètes, lorsqu’elles -
sont diamétralement opposées, c’est-à-dire éloignées de
180° ou de l’étendue d'un demi-cercle; mais ici la Terre se trouve
entre deux.
L’aspect trine est la situation d’un astre par rapport à un autre, -
lorsqu’ils sont distants de 120°. On l’appelle aussi trigone.
S’il se trouve entre deux planètes la distance de la quatrième
partie du zodiaque, c’est-à-dire l’espace de trois signes ou 9o°,
la position de ces deux planètes est ce qu’on appelle quadrat ou
tétragone.
L’aspect sextil est la position de deux planètes, lorsqu'elles
sont éloignées l’une de l’autre de la sixième partie du zodiaque,
c’est-à-dire de 60°, ou de la distance de deux signes. Saturne,
Jupiter, Mars et la Lune, peuvent partager tous ces aspects avec
le Soleil ; Mercure et Vénus, point, parce que la plus grande
élongation de Vénus, c'est-à-dire la plus grande distance dont
elle s’éloigne du Soleil, par rapport à un œil placé sur la Terre,
est de 45°; et que la plus grande élongation de Mercure est de
30°; ce qui fait que Mercure est si rarement visible, et qu’il se
perd d’ordinaire dans la lumière du Soleil.
38.— Aquæ vapores a fontibus ad nubes per arcus excitari.
Sénèque (Quest. Nat., liv. jer, ch. 3) entre sur l'arc-en-ciel dans
beaucoup de détails auxquels je renvoie. Je dirai seulement qu'il
pensait comme nous, que l’arc-en-ciel est formé par la réfraction
des ravons du Soleil, au travers des gouttes sphériques d’eau dont
l'air est rempli dans le temps pluvieux ; qu’il connaissait les arcsen-ciel -
artificiels qu’on forme en tournant le dos au Soleil et faisant
jaillir de l’'eau, et qu’il n'ignorait pas qu’ils retracent les couleurs
du Soleil. Voyez (Hist. Nat., liv. I1, ch. 60) ce que pensait Pline
de la formation de l’arc-en-ciel.
39.— Id autem nec plus nec minus est ad quintum ab eo signo.
Bien qu'il y ait ad quintum, Perrault a cru qu'il fallait lire ad
quartum; la raison est que, dans la doctrine des aspects des
planêtes, le sextil indique l’éloignement de deux signes, le
quadrat, celui de trois; le trine, celui de quatre; l'opposition,