Full text : Tome second (2)

NOTES  DU  LIVRE  IX.
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sitions  avec  le  Soleil  et  la  Terre.  Il  paraît  plein  dans  ses  conjonc
tions  supérieures  avec  le  Soleil,  parce  qu'alors  nous  voyons  tout
l'hémisphère  illuminé;  mais  dans  ses  conjonctions  inférieures
on  ne  voit  que  l'hémisphère  obscur;  sa  lumière  va  en  croissan
ou  en  diminuant,  comme  celle  de  la  Lune,  à  mesure  qu'il  se
rapproche  ou  qu’il  s’éloigne  du  Soleil.  Ce  qui  prouve  la  fausseté
du  système  de  Ptolémée,  c'est  qu'on  aperçoit  bien  quelquefois
Mercure  entre  la  Terre  et  le  Soleil,  et  quelquefois  au  delà  du
Soleil,  mais  que  jamais  on  ne  voit  la  Terre  entre  Mercure  et  le
Soleil,  ce  qui  devrait  arriver,  si  les  cieux  de  toutes  les  planêtes
renfermaient  la  Terre  dans  leur  centre,  comme  le  suppose  Ptolémée. -

32.  —  Veneris.  «  Au-dessous  du  Soleil,  dit  Pline  (Hist.  Nat.,
liv.  11,  ch.  6),  roule  un  grand  astre  nommé  étoile  de  Vénus.  Il
a  deux  cours  alternatifs,  et  ses  surnoms  indiquent  à  la  fois  le
rival  du  Soleil  et  de  la  Lune.  »  Il  finit  en  disant  que  par  lui  tout
naît  sur  la  terre,  que  la  rosée  fécondante  qu’il  répand,  à  l’un  et  à
l’autre  de  ses  deux  levers,  non-seulement  remplit  le  sein  productif -
  de  la  terre,  mais  encore  stimule  la  force  génératrice  des
animaux.
Cette  dernière  idée  sur  Vénus  était  partagée  par  les  Grecs  et  les
Romains  ;  Lucrèce  s’en  est  servi  pour  commencer  son  poême  par
une  invocation  à  cette  déesse  :  «  Mère  des  Romains,  dit-il,  charme
des  dieux  et  des  hommes,  bienfaisante  Vénus,  etc.  »
33.—  Xxx  diebus  percurrit  signi  spatium.  Perrault  fait  remarquer -
  qu’il  y  a  ici  une  erreur,  et  qu'on  doit  écrire  quarante  au
lieu  de  trente.  Newton  fait  la  même  observation  ;  mais  le  sens  de
Vitruve  n’a  été  saisi  ni  par  Perrault  ni  par  Newton.  Ils  ont  traduit
comme  si  l’auteur  avait  entendu  que  cette  planète  ne  devait  rester
que  30  j.  dans  chaque  signe,  et  que  si  elle  y  restait  40  j.,  arrêtée -
  par  les  rayons  du  soleil,  elle  regagnait  le  nombre  de  jours
qu’elle  avait  tardé  dans  ce  signe,  en  allant  plus  vite  dans  les  autres. -
  Ce  n’est  pas  là  ce  qu’a  voulu  dire  l’auteur;  il  entend,
au  contraire,  que  le  moins  de  temps  que  peut  rester  la  planète
dans  un  signe,  c’est  30  j.  :  ce  qui  n’arrivait,  suivant  l’opinion
d’alors,  que  quand  elle  n’était  pas  arrêtée  par  les  rayons  du  Soleil -
  ;  qu'autrement  elle  y  restait  40  j.,  et  que,  quand  elle  y  restait
moins  de  40  j.,  elle  retardait  sa  marche  dans  les  autres  signes.
puisqu’il  lui  fallait  nécessairement  485  j.  pour  parcourir  son
orbite.
La  note  de  Perrault  renferme  elle-même  une  erreur  assez  sin
            
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