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NOTES DU LIVRE IX.
cinq cercles ordinaires, l’équinoxial, les deux tropiques et les
deux cercles polaires, M. Varron en mettait encore deux autres
plus petits qui touchent immédiatement l’axe qui les traverse ;
« Circulos quoque ait in celo circum longitudinem axis septem
esse, e queis duos minimos qui axem extimum tangunt, rédque
appellari dicit. »
21. — Qui Craece réhoi nominantur. Les Latins se servaient du
mot vertex pour désigner les pôles :
Hic vertex nobis semper sublimis....
(VIRGILIUS, Georg. lib. 1, v. 242.)
Pline et ceux qui ont imité les Grecs ont employé, pour les
désigner, le mot polus, de mènoe, dérivé de rohéo, je tourne.
22. — Uti septentrionali parte a terra excelsius habeat altitudine -
centrum. Du temps de Vitruve, on était fort ignorant en fait
de géographie et de sphère. Les uns croyaient que la terre étail
un corps plat, les autres un cylindre, les autres enfin un tympan,
Vitruve partageait une de ces erreurs; on voit que ses idées sur
le globe terrestre n’étaient pas justes, qu'il ignorait surtout les
trois différentes positions de la sphère, l'horizontale, la verticale
et l'oblique : car il considère la sphère comme si l’on devait toujours -
la placer obliquement ; parce que c’est la position qu’elle
doit avoir à Rome, il croit qu’elle ne doit point en avoir d'autre
pour toutes les parties de la terre. Voilà pourquoi il dit que la
terre cache le pôle antarctique; et les notions que les anciens
avaient sur l'hémisphère austral étaient extrêmement étroites. Ils
connaissaient pourtant les antipodes, ou plutôt ils comprenaient
la possibilité des antipodes. all y a ici une grande controverse entre -
les savants et le vulgaire, dit Pline (Hist. Nat., liv. 1, ch. 65)
Quoi, une sphère qui de toutes parts porte des hommes! Les
hommes debout, pieds contre pieds, tous ayant le ciel pour dôme.
tous foulant la terre! Et comment les antipodes ne tombent ils
pas ? Comme si ces antipodes ne pouvaient pas en demander autant -
! etc. »
23. — Eaprimit depictam a natura figurationem. Il serait plus
vrai de dire que cela a été l'affaire du génie des hommes. Les an
ciens astronomes ayant remarqué certaines figures dans la dispo
sition des étoiles, ont donné à ces groupes certains noms tirés de
leur ressemblance avec les objets quileur étaient le plus familiers.
Dans les premiers temps ces noms étaient peu nombreux;: dans
Job, dans Homère, dans Ilésiode, nous ne trouvons que sept
constellations qui aient des noms. Ce nombre fut considérablement