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NOTES DU LIVRE IX.
solstice d’hiver ; c’est, au contraire, le temps où elles commencent
à diminuer, jusqu’au solstice d’été, où elles sont les plus courtes.
18. — Mundus autem est omnium naturæe rerum conceptio
summa. « Le monde entier, dit Apulée (de Mundo), est compose
de deux substances, du ciel et de la terre, et de tout ce qui participe -
à leur double nature. On peut dire encore que le monde
est un ordre magnifique, établi par la providence divine, conservé -
par le soin vigilant des dieux, ayant pour pivot (je traduis
ainsi le mot wévégoy) solide et immobile, cette terre où se produisent -
et vivent toutes sortes d’animaux. » Voyez le t. III, p. 375
des OEuvres d’Apulée de l’édition Panckoucke, traduites par
M. Bétolaud.
19.— Per axis cardines extremos. iuo, dit Proclus,
igriy à Otdquerpog, mepi dy creéperat. Lucain, Pharsale, liv. 1, v. 56 :
Etheris immensi partem si presseris unam,
Senties axis onus.
Galien fait observer, dans son quatrième commentaire sur le
vie livre d'Hippocrate, Des maladies ordinaires, que les anciens
appelaient ather le ciel parfaitement pur, et aer le ciel couvert
de nuages.
Homère qui, en sa qualité de poête, pouvait se donner carrière,
a fait porter à Atlas (Odysée, liv. 1, v. 51) des colonnes qui
soutiennent le ciel et la terre :
o a, d ai vai
, h n
Lags h i, t d a arôe
Maxods, àt qaias re ai oogavo àucis éxovot.
20. — Ibique circum eos cardines orbiculos, tanquam circum
centra ut in torno, peyfecit. Le ciel tournant sur deux pivots presente -
une image un peu matérielle; mais alors tous les auteurs
s'accordaient à dire que le ciel tournait autour d’un axe dont les
extrémités s’appelaient pôles : c'’était une opinion reçue.
Le mot orbiculos rend ce passage assez obscur, dit de Bioul.
parce que Vitruve aurait peut-être voulu désigner par là les cercles -
polaires dans lesquels sont les pôles de l’écliptique, et autour
desquels tourne, par conséquent, le ciel particulier des planètes;
mais en y réfféchissant bien, il parait que par orbiculos il a tout
simplement entendu deux anneaux ou deux espèces de moyeux
dans lesquels il suppose que tournent les extrémités de l'axe du
monde. Aulu-Gelle (Naits att., liv. II, ch. 10) dit qu'outre les