VITRUVE. LIV. IX.
369
Le rebord du grand tambour sera marqué de 365 points
également espacés, et à l'extrémité de la circonférence
du petit tambour il faut fixer une languette dont la
pointe servira à diriger vers chacun des points du grand
tambour. Le petit tambour aura une rainure disposée
de manière à ne laisser passer que la quantité d'eau nécessaire, -
parce que c'est cette eau qui coule dans le réceptacle -
où est le tympanum, qui en règle la hauteur.
Quand on aura représenté les signes célestes au rebord
du grand tambour, il devra être immobile, ayant en
haut le signe de l'Ecrevisse; en bas, au point diamétralement -
opposé, le Capricorne ; à droite du spectateur
la Balance; à gauche, le Bélier. Les autres signes occuperont -
aussi la place qu’ils ont dans le ciel.
Lors donc que le soleil est dans le Capricorne, la languette -
du petit tambour, qui chaque jour doit avancer
d'un point, se place au droit de ce signe marqué sur le
grand tambour. L'ouverture de ce grand tambour se
trouve perpendiculairement au-dessus de la partie la plus
large de la rainure du petit, et donne un libre passage à
l'eau, qui coule avec toute la rapidité qu'elle peut avoir
dans le réceptacle, qui se remplit en peu de temps, et
diminue, abrége la longueur des jours et des heures.
Quand, après avoir parcouru de point en point la région -
du Capricorne, la languette du petit tambour est
arrivée au Verseau, la partie la plus large de la rainure
en s'inclinant, s'éloigne de la perpendiculaire, et laisse
nécessairement au cours de l’eau un passage plus étroit;
le réceptacle se remplit moins vite, ce qui rend les jours
plus longs.
Après avoir successivement franchi, comme des degrés, -
tous les points du Verseau et des Poissons, la languette -
du petit tambour se présente à la huitième partie
du Bélier. La rainure offre alors au passage de l'eau une
ouverture qui tient le milieu entre sa plus grande lar¬Vitruve. -
II.