361
VITRUVE. LIV. IX.
. De l'invention des horloges d'été ou cadrans solaires; des clepsydres
et des horlogés d'hiver ou anaphoriques.
L'hémicycle creusé dans un carré et construit sur un
plan réclinant, est, dit-on, de l'invention de Bérose le
Chaldéen. Le scaphé ou hémisphère est d’Aristarque de
Samos, aussi bien que le disque horizontal. L’araignée
appartient à l'astronome Eudoxe; quelques-uns disent à
Apollonius. Le plinthe ou brique, celui-là même qui à
été placé dans le cirque de Flaminius, a été inventé par
Scopinas de Syracuse; le ρo à o( par Parménion -
; le ) par Theodosius et Andreas.
Patrocle a inventé le pelecinon; Dionysiodore, le cone;
Apollonius, le carquois. Les auteurs cités plus haut, et
quelques autres, nous ont encore laissé un certain nombre -
d’horloges de leur invention, comme le gonarque,
l’engonate, l’antiborée. Nous trouvons aussi dans quelques -
auteurs la manière de rendre quelques-uns de ces
cadrans portatifs, pour les voyages On en pourra consulter, -
si l’on veut, des modèles dans leurs ouvrages,
pourvu qu'on sache la description de l'analème.
Ces mêmes auteurs sont aussi parvenus à trouver le
moyen de faire des horloges avec l'eau, et la première fut
inventée par Ctesibius d'Alexandrie, qui, de plus, a découvert -
le parti qu’on pouvait tirer de laforce des vents, soit
naturels, soit artificiels. La manière dont cette découverte
fut faite est digne de l’attention de ceux qui cultivent les
sciences. Ctesibius était fils d'un barbier d’Alexandrie. Il
se faisait remarquer par son esprit inventif et une grande
adresse, et la mécanique avait, dit-on, pour lui beaucoup -
d'attrait. Il eut un jour envie de suspendre un miroir
dans la boutique de son père, de manière à ce qu'on put
le faire descendre et monter à l'aide d’une corde cachée
soutenant un poids. Voici le mécanisme qu’il imagina.
(1) Pour les endroits dont on parle dans l'histoire. — (2) Pour lous les climats.