VITRUVE. LIV. IX.
343
diminue la longueur des jours en diminuant la grandeur
de sa courbe, et décrit une ligne égale à celle qu'il suivait -
dans les Gémeaux. Passant ensuite du Lion dans la
Vierge, et s'avançant jusqu'au pan de sa robe qui occupe -
la première partie de la Balance, il arrive à la
huitième partie de ce signe et fait l'équinoxe d'automne;
les arcs qu'il décrit alors sont égaux à ceux qu'il faisait
dans le signe du Bélier.
Après cela le soleil entre dans le Scorpion, au coucher
des Pléiades, et diminue la longueur des jours en s'ap
prochant des parties méridionales. Lorsque, quittant le
Scorpion, il continue sa marche pour entrer dans le
Sagittaire, et s'avancer jusqu'aux cuisses de ce signe, il
raccourcit encore la courbe qu'il décrit pendant le jour.
Quand, des cuisses du Sagittaire, qui font partie du Capricorne, -
il s'avance jusqu'à la huitième partie de ce
signe, alors il parcourt le plus petit espace du ciel. C'est
cette brièveté des jours qui les a fait appeler solstice
d'hiver, et jours du solstice d'hiver. Du Capricorne
passant dans le Verseau, il rallonge les jours, et les
rend égaux à ceux du Sagittaire. Sortant du Verseau
pour entrer dans les Poissons, quand souffle le favonius,
il fournit une course égale à celle qu'il faisait dans le
Scorpion. C'est ainsi que le soleil, en parcourant les
signes dans des temps déterminés, augmente ou diminue -
la durée des jours et des heures. Il me reste à parler
des autres constellations qui se trouvent à droite et à
gauche du zodiaque, et qui sont placées et représentées
dans les régions méridionales et septentrionales du ciel.
V. Des constellations qui sont placées à la droite de l'orient,
entre le zodiaque et le septentrion.
Après la constellation septentrionale que les Grécs