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VITRUVE. LIV. IX.
Plaisance et dans les autres lieux de la terre. Voilà pourquoi -
les cadrans présentent de si grandes différences dans
leur plan, selon le changement des lieux. Cest en effet
d'après la grandeur des ombres équinoxiales qu'on décrit -
la figure des analèmes au moyen desquels on tire
suivant la situation des lieux et l'ombre du gnomon, les
lignes qui indiquent les heures. L'analème est un instrument -
réglé d'après le cours du soleil, et dû à l'observation -
des ombres qui décroissent à partir du solstice
d'hiver; il sert, à l'aide de l'équerre et du compas, à
décrirè les effets de cet astre dans le monde.
Le monde est l'ensemble qui comprend toutes les parties -
de la nature, le ciel et les étoiles. Le ciel tourne sans
cesse autour de la terre et de la mer sur un axe dont les
extrémités servent de pivots : car, dans ces endroits, la
puissance qui gouverne la nature a construit et place
deux pivots semblables à deux centres : l'un, partant de
la terre et de la mer, va aboutir au plus haut du ciel
auprès des étoiles du septentrion ; l'autre, diamétralement -
opposé, se trouve sous la terre dans les parties
méridionales. Là, autour de ces pivots, comme autour
de deux centres semblables à ceux d'un tour, elle a place
deux petits cercles appelés en grec éAoi C, sur lesquels
le ciel tourne sans cesse : la terre, placée au milleu avec
la mer, en est naturellement le centre.
La nature a disposé les pôles de manière que celui qui
est dans la partie septentrionale est élevé sur notre horizon, -
et que l’autre, qui est dans la partie méridionale
se trouve placé au-dessous de la terre, qui le cache. De
plus, entre ces deux pôles, le ciel est traversé par une
large zone sphérique, qui est inclinée vers le midi ; elle se
compose de douze signes que la nature a représentes par
la disposition des étoiles divisées en douze parties égales.
Ces étoiles, aussi bien que les autres astres qui tournent
(1) Pôles.