NOTES DU LIVRE VIII.
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grosse maison de campagne, flanquée de quatre tours, qui empêchait -
Labienus de voir qu’'il était coupé par la cavalerie de
César. Aussi ne s'aperçut-il de l'arrivée de ces troupes que par le
carnage des siens qu’elles avaient pris par derrière.»
58. — C. Julius, Masinissæ filius. Vitruve est le seul écrivain
qui parle de ce Jules, fils de Masinissa. Salluste, qui nomme
tous les fils de ce célèbre ami des Romains, ne dit rien de celui-ci,
et il semble que Masinissa est trop éloigné du temps d’Auguste.
pour que Vitruve ait pu voir quelqu'un de ses enfants; de là on
tire un argument en faveur de ceux qui ne veulent pas que Vitruve -
ait véçu du temps d'Auguste. Mais comme il est constant
que ce Masinissa a eu beaucoup d'enfants, tant légitimes que naturels, -
et même dans son extrême vieillesse, il n'y a rien qui puisse
empêcher de croire que le fils qu'il eut d'une concubine à quatrevingt-douze -
ans, ne soit ce Jules qui, n'ayant joué aucun rôle sous
le règne de Micipsa, successeur de Masinissa, n'a donné à Salluste
aucune occasion de parler de lui ; et ce caractère de philosophe
que lui donne Vitruve, rend cette conjecture assez probable.
Pour ce qui est du temps, dit Perrault, il n'est pas impossible.
puisqu'il ne se trouve qu'environ cent ans entre la naissance de
ce fils de Masinissa et le commencement de l'empire d’Auguste,
époque à laquelle Vitruve, déjà fort âgé, a composé son livre,
que cet architecte ait pu voir dans sa jeunesse C. Jules déjà avance
en âge.
59. — Cum patre Cœsare militavit. On sait qu'Auguste
connu jusqu'à son avénement au trône sous le nom d'Octave,
premier empereur romain, était fils du sénateur C. Octavius, et
neveu de César; qu'il naquit à Rome l'an 63 avant J.-C., perdit
son père de bonne heure, et fut adopté par son oncle. De là le
nom de père donné à César.
60. — Ut qui ibi procrearentur voces ad cantandum égregias
haberent. La sandaraque prise avec de l'hydromel rend la voix
claire; dit Dioscoride. S'il en est ainsi, n'y aurait-il point lieu de
croire que les eaux de ces fontaines traversent quelques veines
de sandaraque? Mais il peut y avoir dans les dispositions particulières -
d'un pays, pour rendre la voix des habitants fort agreable, -
d'autres causes que l'eau des fontaines, dont les musiciens ne
sont pas généralement grands amateurs; et en effet, dit Perrauit,
Vitruve, dans les deux endroits de ce chapitre où il parle de la
beauté de la voix, particulière aux voisins de ces fontaines, ne