NOTES DU LIVRE VIII.
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tigone, quand on lui en apporta un arbrisseau, fut de l'avis de
ceux qui disaient que c'était une sorte de térébinthe.
C'était une opinion reçue chez les Romains, que l'Arabie seule
fournissait l'encens :
India mittit ebur, molles sua thura Sabæei.
(VIRGILIUS, Georg. lib. 1, v. 57.)
Thura, prœter Arabiam, nullis, ac ne Arabiœ quidem universæ,
dit Pline (Hist. Nat., liv. xII, ch. 30). C'est seulement d'aprè¬Théophraste -
, Dioscoride et les écrivains grecs, que les auteurs
du moyen âge parlent d'un encens indien et d'un encens arabique. -
Nous avons aujourd'hui la preuve que cette distinction est
raisonnable ; il est même prouvé que la plus grande partie de
l'encens qui, de l'Arabie, se répandait dans toute l'Europe
venait des Indes.
40. — Neque piperis darent baccas. — Voyez PLINE, Hist.
Nat., liv. XII, ch. 14, et là note dans laquelle bon nombre
d'inexactitudes sont rélevées.
41.— Nec myrrhæ glebulas. Dioscoride dit (liv. jer, ch. 67
que la myrrhe est la larme d'un arbre qui croit en Arabie,
assez semblable à l'épine d'Egypte. On l'obtient par des incisions
que l'on fait aux arbres, depuis les racines jusqu'aux branches.
Celle qu'ils rendent d'eux-mêmes, avant toute incision, s'appelle
stacte, dit Pline (Hist. Nat., liv. XII, ch. 35); c'est la plus précieuse. -
La myrrhe était très-célèbre chez les anciens, qui s'en servaient
pour donner du bouquet aux vins les plus précieux, et la comptaient -
parmi leurs parfums les plus exquis; ce qui a fait douter que
la myrrhe des anciens et la nôtre fussent identiques. Nous ferons
remarquer cependant que les peuples ne sont pas souvent d'accord -
sur le mérite des parfums, non plus que sur l'excellence
des mets. Les anciens nommaient l'assa que nous avons qualifié
de fétide, le parfum des dieux. Il paraît que la myrrhe était un
parfum employé pour les cheveux :
........Et fœdare in pulvere crines
Vibratos calido ferro myrrhaque madentes.
(VIRGILIUS, Eneidos lib. XII, v. 99.)
42.— Nec Cyrenis in ferulis laser nasceretur. Le laserpitium
que les Grecs, même au rapport d'Apicius (de l'Art culinaire,
liv. 1, ch. 2, et liv. vii, ch. 1) ,appellent silphion, se trouve, se¬