Metadata : Tome second (2)

lai  e

NOTES  DU  LIVRE  VIII.
287
36.—  Campaniam  Falernum.  La  plaine  de  Falerne  était  fertile -
  en  grains,  et  la  montagne,  en  vins  très-estimés  des  Romains,
et  si  souvent  célébrés  par  Horace.  Voyez  PLINE,  Hist.  Nat.,
liv.  xIv,  ch.  8,  et  liv.  XXIII,  ch.  20.
Ce  clos  fameux  n'a  pas  même  laissé  de  trace.  On  conjecture
pourtant  que  le  village  de  la  Rocca  Mandragone  est  bâti  sur  ses
ruines.  Les  vins  de  Campanie  n'ont  plus  leur  ancienne  réputation -
  ;  ils  sont  âpres  et  peu  agréables  au  goût.  Cette  décadence
qui  commençait  du  temps  de  Pline,  est  aujourd'hui  complète.
37.—  In  Terracina  et  Fundis  Cœcubum.  Auguste  donnait  la
préférence  au  vin  de  Sétia,  dit  Pline  (Hist.  Nat.,  liv.  xIv,  ch.  8),
et  presque  tous  ses  successeurs  en  ont  fait  autant.
Dioscoride  (liv.  v,  ch.  7)  le  juge  inférieur  au  vin  d'Albanum,
Horace  devait  en  faire  un  bien  grand  cas  :  «  Un  héritier  plus  sage,
dit-il  (liv.  I1,  ode  14),  boira  le  cécube  que  tu  gardes  sous  cent
clefs,  et  fera  ruisseler  sur  les  dalles  de  marbre  ce  vin  qu'envierait
la  table  des  pontifes.  »  Le  territoire  de  Cécube  a  perdu  son  renom, -
  bien  que  les  vins  de  ce  canton  soient  encore  assez  agréables -
  au  goût.  Cœcuba  jam  non  gignuntur,  dit  déjà  Pline  (Hist,
Nat.,  liv.  XXIII,  ch.  20);  et  pourtant  (liv.  XVII,  ch.  3)  il  indique
les  Marais  Pontins  comme  étant  une  localité  où  se  plaît  la  vigne
cécube  :  Cœcubœ  vites  in  Pomptinis  paludibus  madent.
38.—  In  arundinibus  et  juncis.  —  Voyez  (Hist.  Nat.,  liv.  XII,
ch.  48)  ce  que  dit  Pline  du  calamus  odorant.
Il  ne  faut  pas  confondre  le  calamus  odorant  avec  le  calamus
aromatique  des  modernes,  dont  Pline  (Hist.  Nat.,  liv.  xxv,  ch.  100)
traite  avec  assez  de  détails  pour  qu'on  puisse  reconnaître  parfaitement -
  en  lui  l'acorus  calamus,  L.  Spect.,  568.  Le  calamus  verus
ne  peut,  dans  l'état  actuel  de  la  science,  être  rapporté  à  aucune
plante  connue.  Il  est  probable  néanmoins  qu'il  s'agissait  d'une
graminée  du  genre  andropogon.
39.—  Neque  arbores  thuriferæ.  L'arbre  qui  produit  l'encens
arabique  est  encore  inconnu,  et  l'on  doit  espérer  de  le  trouver
plutôt  parmi  les  térébinthacées  que  parmi  les  conifères,  du  moins
si  l'on  consulte  les  lois  analogiques,  moins  trompeuses  que  les
opinions  qui  ne  reposent  que  sur  des  traditions.  Ce  qui  semble
fortifier  cette  opinion,  c'est  que  Pline  nous  apprend  (Hist.  Nat.,
liv.  x11,  ch.  34)  que  quelques  personnes  avaient  avancé  que  la
myrrhe  et  l'encens  étaient  fournis  par  le  même  arbre.  Or,  on  sait
que  la  myrrhe  est  due  à  un  amyris,  arbuste  de  la  famille  des  térébinthacées. -
  Il  rapporte  même  (liv.  xII,  ch.  31)  que  le  roi  An¬
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.

powered by Goobi viewer