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NOTES DU LIVRE VIII.
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36.— Campaniam Falernum. La plaine de Falerne était fertile -
en grains, et la montagne, en vins très-estimés des Romains,
et si souvent célébrés par Horace. Voyez PLINE, Hist. Nat.,
liv. xIv, ch. 8, et liv. XXIII, ch. 20.
Ce clos fameux n'a pas même laissé de trace. On conjecture
pourtant que le village de la Rocca Mandragone est bâti sur ses
ruines. Les vins de Campanie n'ont plus leur ancienne réputation -
; ils sont âpres et peu agréables au goût. Cette décadence
qui commençait du temps de Pline, est aujourd'hui complète.
37.— In Terracina et Fundis Cœcubum. Auguste donnait la
préférence au vin de Sétia, dit Pline (Hist. Nat., liv. xIv, ch. 8),
et presque tous ses successeurs en ont fait autant.
Dioscoride (liv. v, ch. 7) le juge inférieur au vin d'Albanum,
Horace devait en faire un bien grand cas : « Un héritier plus sage,
dit-il (liv. I1, ode 14), boira le cécube que tu gardes sous cent
clefs, et fera ruisseler sur les dalles de marbre ce vin qu'envierait
la table des pontifes. » Le territoire de Cécube a perdu son renom, -
bien que les vins de ce canton soient encore assez agréables -
au goût. Cœcuba jam non gignuntur, dit déjà Pline (Hist,
Nat., liv. XXIII, ch. 20); et pourtant (liv. XVII, ch. 3) il indique
les Marais Pontins comme étant une localité où se plaît la vigne
cécube : Cœcubœ vites in Pomptinis paludibus madent.
38.— In arundinibus et juncis. — Voyez (Hist. Nat., liv. XII,
ch. 48) ce que dit Pline du calamus odorant.
Il ne faut pas confondre le calamus odorant avec le calamus
aromatique des modernes, dont Pline (Hist. Nat., liv. xxv, ch. 100)
traite avec assez de détails pour qu'on puisse reconnaître parfaitement -
en lui l'acorus calamus, L. Spect., 568. Le calamus verus
ne peut, dans l'état actuel de la science, être rapporté à aucune
plante connue. Il est probable néanmoins qu'il s'agissait d'une
graminée du genre andropogon.
39.— Neque arbores thuriferæ. L'arbre qui produit l'encens
arabique est encore inconnu, et l'on doit espérer de le trouver
plutôt parmi les térébinthacées que parmi les conifères, du moins
si l'on consulte les lois analogiques, moins trompeuses que les
opinions qui ne reposent que sur des traditions. Ce qui semble
fortifier cette opinion, c'est que Pline nous apprend (Hist. Nat.,
liv. x11, ch. 34) que quelques personnes avaient avancé que la
myrrhe et l'encens étaient fournis par le même arbre. Or, on sait
que la myrrhe est due à un amyris, arbuste de la famille des térébinthacées. -
Il rapporte même (liv. xII, ch. 31) que le roi An¬