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NOTES DU LIVRE VIII.
furent fréquentés par Auguste et par Néron. Quoiqu'elles passent
genéralement pour sulfureuses, ellés sont plutôt alumineuses.
C'était l'opinion de Galien, de Célius Aurelianus et surtout de
Baccio. Voyez SÉNÉQUE, Quest. Nat., liv. 111, ch. 20; PLINE, Hist.
Nat., liv. xxXI, ch. 6, et STRABON, liv. v. Aujourd'hui on les
appelle Bagni di Tivoli.
22.— Et in Ardeatinò fontes frigidi.— Voyez STRABON, liv.v:
PLINE; Hist. Nat., liv. 1I1, ch. 9, et VIRGILE, Enéide, liv. VII,
v. 408.
23.— Cutiliis. — Voyéz PLINE, Hist. Nat., liv. XXXI, ch. 6;
STRABON, liv. v, et CELSE, Traité de la médecine, liv. Iv, ch. 5.
24.—
Ubi vero aurum, argentum. Toutes ces eaux, dont Vitruve -
nous fait connaître les propriétés, ne sont autre chose que
des eaux minérales qui tiennent en dissolution des substances
étrangères, qui leur donnent des qualités bonnes ou mauvaises,
qu'elles n'auraient pas sans cela. Les unes sont ferrugineuses,
sulfatées, etc.; d’autres sont gazeuses ou acidules ; d'autres
sont salines; d’autres sont sulfureuses ou hépatiques; d'autres
sont chargées de chlorure de soude ou sel marin, et de sélénites.
Toutes les sources qui produisent ces eaux, doivent leurs qualités, -
comme le fait observer Vitruve, aux mines par lesquelles
elles passent.
25.— Flumen est nomine Cydnos. — Voyez, au sujet de ce
fleuve, Q. CURCE, liv. III, ch. 4 et 5; PLINE, Hist. Nat., liv. v,
ch. 22, et liv. XXXI, ch. 8.
C'est dans les eaux glacées du Cydnus qu'Alexandre faillit
perir en se baignant, et que Frédéric ler, empereur d'Allemagne,
qui y était tombé par accident en revenant de la Terre-Sainte,
perdit la vie (1190).
26. — Uncti oleo fontes erumpunt, uti Solis. Polycrite attribue
les propriétés de l'huile à une source voisine de Soles, en Cilicie.
Théophraste en dit autant d'une autre source située en Ethiopie,
qui porte le même nom. Lycus parle d'une fontaine des Indes
dont l'eau remplace l'huile dans les lampes. Le même phénomêne -
se voit, dit-on, à Ecbatane. Voyez PLINE, Hist. Nat.
liv. xxxi, ch. 14. Ce sont des sources d'huile de pétrole. La
Hongrie, l'Iran, les bords dé la mer Caspienne en ont beaucoup
é, en grec, signifie luisant, d'un luisant huileux, et est
peut-être la racine du nom donné au fleuve.
27.— Zacyntho. Voici comment Hérodote (liv. iv, ch. 195)