Ions parke.
1Méroé, d
NOTES DU LIVRE VIII.
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de Bioul, existe encore aujourd'hui auprès de Rome, en dehors
de la porte Saint-Sébastien. Elle se trouvait autrefois au milieu
du bois des Muses (Camœnarum) qui lui a donné son nom, ainsi
qu'à la porte de la ville qui s'appela d'abord porte Camène,
puis Capène, et enfin Saint-Sébastien. Voyez TITE-LIVE, liv. 1,
ch. 21.
Elle était regardée comme sacrée par les Romains, qui, non
contents de la voir décorée par la nature, voulurent encore y
joindre les ornements de l'art. Ils la firent couvrir d'une voûte
spacieuse, sous laquelle ils pratiquèrent des niches pour y placer
les statues des Muses. La nymphe Egérie y eut aussi la sienne,
de même que Numa. Cette voûte existe encore, ainsi que la stâtue -
de Numa, qui est cependant très-mutilée. Voyez JuVÉNAL,
sat. II1, v. 10.
Cette fontaine est à peu près revenue aujourd'hui à l'état où
Juvénal désirait la voir. Elle est couverte d'une grotte vieillie
par le temps, chargée de mousses et de plantes différentes. Dans,
le fond se trouve cette figure de marbre à demi couchée et très
mutilée, qu'on dit être la statue de Numa.
19.— Nec Marcia saliens. Pline (Hist. Nat., liv. xxXI, ch. 24
parle de l'eau Marcia comme de la plus célèbre de toutes les eaux,
par sa fraîcheur et ses effets salutaires, et la regarde comme un
don des dieux. Voyez FRoNTin, des Aqueducs de Rome, ch. VII.
C'est ce ruisseau qui fournit encore aujourd'hui à Rome des
eaux si belles et si abondantes. Des traditions mystiques en firent
un bras souterrain de l'Alphée, qui s'était étendu jusque dans le
Latium. Indépendamment des souvenirs d'Aréthuse, le nom
d'Aufeia peut-être fut pour quelque chose dans l'origine de cette
fable.
20. — Per alumen. Entre toutes les espèces d'alun, il ne s'en
trouve point qui prennent feu; il y en a même qui sont moins
combustibles que les pierres et que les métaux.
21. — Fluens Albula. Le Tibre portait primitivement le nom
d'Albula ; mais ce n'est pas de lui qu'il est ici question, Vitruve
veut parler des eaux de l'Albula, sur le chemin de Rome à
Tivoli, où l'on rencontre cette petite rivière, à trois milles de
cette dernière ville. Elle forme près du chemin un petit lac qui
produit une écume ou concrétion qui surnage sur les eaux; cette
croûte se charge d'herbes et d'arbrisseaux, ce qui forme de petites -
iles flottantes que les vents poussent dans toutes les parties
du lac. On se servit autrefois de ces eaux pour des bains qui