NOTES DU LIVRE VIII.
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saules sauvages, les aunes, l'osier, les roseaux, les lierres. On
peut s'y fier, dit Palladius, lorsqu'il n'y a point de mare dans
l'endroit, et que l'eau n'y séjourne ou n'y passe point habituellement. -
Deux autres indices naturels de l'eau, dit Pline, sont le
bechion sauvage, tussilago silvestris (Hist. Nat., liv. XXVI,
ch. 16), et surtout ces grenouilles que l'on trouve posées sur le
ventre, pectore incumbans rana (liv. xxxI, ch. 27).
8.— Fodiatur quoquoversus locus latus pedes tres, altus ne
minus pedes quinque. On trouve dans de vieux textes de Vitruve:
fodiatur quoquoversus locus latus ne minus pedes quinque. Mais
latus doit être mis pour altus. Palladius (Econ. rur., liv. ix, ch. 8)
dit : fodiatur latitudine pedibus tribus, altitudine pedibus quinque -
; Pline (Hist. Nat., liv. xXXI, ch. 27) : loco in altitudinem pedum
quinque defosso; il aura négligé d'indiquer, comme chose inutile,
la largeur que donne Palladius. Vitruve parle des expériences
du vase d'airain, du pot de terre non cuite, de la toison de laine,
de la lampe allumée. Voici ce que dit Pline (liv. xxXI, ch. 27) :
« Ollisque e figlino opere crudis, aut peruncta pelvi ærea cooperto -
loco, lucernaque ardente concamerata frondibus, dein
terra. » Bien que l'expérience de la toison soit omise ici , Pline
la connaissait néanmoins, comme le font voir les lignes suivantes :
« Si figlinum humidum ruptumve, aut in ære sudor, vel lucerna
sine defectu olei restincta, aut etiam vellus lanae madidum reperiatur. -
»
9.— Hœc autem maxime in montibus et regionibus septentrionalibus -
sunt quœrenda. Cette généralité n'est pas exacte, dit
l'annotateur de Pline. Les exemples par lesquels Pline l'infirme,
ne sont pas seulement les exceptions inévitables d'une règle générale. -
La même chose a lieu dans tous les pays du monde. Réduisons -
à deux les directions des chaînes de montagnes : que
l'une soit de l'est à l'ouest ou réciproquement, que l'autre mar
che du nord au sud et vice versa. Dans celle-ci les deux versants
envoient des cours d'eau à l'ouest et à l'est ; leurs ramifications
en envoient au sud et au nord qui vont joindre le cours d'eau
principal. Dans celle-là, les cours d'eau se dirigent naturellement
vers le nord et vers le sud. On peut citer de simples monts qui
envoient des fleuves dans toutes de directions. Du Fichtelberg,
par exemple, sortent, pour courir au sud, la Sala; au nord; le
Rade ; à l'est, l'Eger ; à l'ouest, le Mein.
10.— Taque quœ ex imbribus aqua colligitur salubriores habet
virtutes. On sait que la pluie vient des nuées dont les molécules