NOTES
DU LIVRE HUITIÈME.
1. — Thales Milesius. Cette introduction est à peu près la répétition -
de ce qui a été dit dans le 2e chapitre du 11e livre,
où l'auteur cherche à appuyer, par l'opinion des philosophes, les
raisonnements qu'il contient sur les divers matériaux qu'on emploie -
pour la construction des édifices, particulièrement dans
le 9e chapitre, où il traite des arbres. Tout ce qu'il dit dans ce
1ie livre facilite beaucoup l'intelligence de cette introduction. Il
commence dans les deux endroits par citer l'opinion de Thalès,
qui prétendait que l'eau était le principe de toutes choses. Il cite
ensuite celle d'Heraclius, qui disait que c'était le feu ; puis, après
avoir parlé du système de ces philosophes, il revient à celui des
pythagoriciens, son système favori, et termine en traitant de tout
ce qui concerne les eaux, que les prêtres égyptiens honoraient
d'un culte religieux.
2.— Aqua. Lire dans Pline (Hist. Nat., liv. xxXI, ch. 1) l'éloge
qu'il fait de l'eau, proclamée par lui comme la cause de toutes
les forces terrestres.
3.— Itaque quum hydriam tegunt. Pour terminer l'introduction -
de ce livre, où Vitruve va traiter de tout ce qui concerne
les eaux, il raconte comment les prêtres égyptiens honoraient
d'un culte religieux, l'élément si utile auquel ils devaient surtout
la fécondité de la terre qu'ils habitaient, et que fertilisait le débordement -
du Nil. Ils couvrent, dit-il, le vase à mettre de l'eau, et
le portent dans un temple, où ils se prosternent devant lui, en
élevant les mains vers le ciel. Perrault n'a pas ainsi rendu ce
passage. Suivant lui, les prêtres considéraient ce vase comme un
temple dans lequel résidait leur divinité. Il faut, dit Galiani, que
le texte dont s'est servi Perrault soit différent de tous les autres.
Ce n'est pas, selon de Bioul, pour cette raison; mais Perrault
aura cru que le vase dont parle ici Vitruve, était le dieu Canope