NOTES DU LIVRE VII.
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l'Egypte ; mais la politique des Egyptiens avait toujours entretenu
cet art, selon Platon, dans le même état de médiocrité, sans aucune -
altération comme sans aucun progrès , tandis que les Grecs
le portèrent au plus haut point de grandeur et de perfection.
C'est à l’expiration du beau siècle de la peinture grecque, lequel
avait commencé par Apollodore, vers 404 avant J.-C., qu’on
voit, pour la première fois, un jeune Romain prendre le pinceau.
A quelle hauteur la peinture fut-elle portée à Rome? c'est ce qu'il
est impossible de déterminer par les fragments qui nous restent;
mais il paraît, par les écrits des anciens, que les peintres qui ont
travaillé à Rome sous Auguste et sous ses premiers successeurs,
étaient bien inférieurs à Apelle et à ses illustres contemporains.
Pline, qui composait son Histoire sous Vespasien, et quand les
arts avaient atteint le plus haut point de perfection où ils soient
parvenus sous les empereurs, ne cite point, parmi les tableaux
qu'il regarde comme un des plus grands ornements de la capitale
de l'univers, un seul tableau qu'on puisse croire avoir été fait
du temps des Césars. Il ne compte de peintres romains que les
suivants, dont les noms ne rappellent rien d'heureux pour la
peinture : Fabius Pictor, Pacuvius, Sopolis, Dionysius, Philiscus,
Arellius, Ludius, Quintus Pedius, Antistius Labeo, Amulius,
Turpilius, Cornelius Pinus, Accius Priscus. Voir deux mémoires -
donnés par MM. de Caylus et de la Nause, dans le
Recueil de littérature, t. XXV.