Volltext : Tome second (2)

215
NOTES  DU  LIVRE  VII.
pitres  ne  suit  pas  celle  des  matières,  ce  qui  est  arrivé  ici,  où  l'on
a  mis  au  commencement  de  ce  quatrième  chapitre  ce  qui  devait
sinir  le  treizième,  qui  traitait  des  couleurs.  C'est  ce  qui  a  fait
croire  que  l'auteur  allait  parler  de  couleurs  différentes  de  celles
dont  il  avait  traité  dans  le  chapitre  précédent.  On  a  été  égale
ment  trompé  par  le  titre  de  ce  chapitre  14,  qui  porte  de  purpureis -
  coloribus,  comme  s'il  ne  devait  y  être  question  que  de  couleurs -
  pourprées,  tandis  qu'on  y  parle  d'autres  couleurs,  comme
du  jaune,  du  vert,  de  l'azur.
Perrault  a  donné  dans  cette  erreur,  dit  de  Bioul  ;  il  a  cru
que  le  mot  latin  purpureus  signifiait  du  violet  qui  tient  de  la
pourpre,  puisque  cette  couleur  se  compose  de  rouge  et  de  bleu¬Il -
  était  incontestable  que  la  racine  de  garance  donnait  le  rouge;
celle  de  l'hysgine  devait  conséquemment  donner  le  bleu,  cette
teinte  étant  nécessaire  pour  fabriquer  le  violet  dont  il  croyait
qu’il  était  ici  question  :  rien  n'est  cependant  plus  contraire  à  ce
que  nous  dit  Pline  de  l'hysgine.  Parmi  les  couleurs  que  fournit
au  peintre  celui  pour  qui  il  travaille,  on  distingue  la  pourpre,
purpurissum,  qui  est  certainement  celle  dont  les  dames  composaient -
  le  fard  qui  servait  à  leur  toilette.  Ensuite,  parmi  les  différentes -
  pourpres,  il  distingue  celle  de  Pouzzol,  parce  qu'elle  était
composée  de  racines  de  garancè  et  d'hysgine,  quare  Puteolanum
potius  laudatur....  quod  hysgino  maxime  inficiatur,  rubiamque
cogitur  sorbere.  L’hysgine  donnait  donc  une  teinture  roûge,  sans
que  rien  d'ailleurs  ne  nous  indique  ce  que  c'était  que  cette
plante.
126.  —  Non  minus  et  ex  floribus.  Perrault  fait  remarquer  que
les  belles  couleurs  dont  on  peint  les  toiles  de  coton  et  les  satins,
à  la  Chine,  sont  des  sucs  d’herbes  et  de  fleurs,  sans  mélange
d'aucune  autre  chose.  Les  plantes  qui  croissent  dans  nos  contrées
ne  produisent  pas  de  couleurs  aussi  vives;  il  faut,  principalement -
  en  ce  qui  regarde  le  rouge,  leur  donner  de  la  vivacité  et
de  l’éclat,  par  des  lessives  et  des  aluns.  Ce  sont  les  moyens  dont
on  se  sert  pour  augmenter  la  beauté  de  la  garance  et  de  la  cochenille. -

Sil  Atticum  imitari.  C'était  la  meilleure  espèce,  selon
127.—
Pline  (Hist.  Nat.,  liv.  XXXIII,  ch.  56).
128.  —  Et  eo  cretam  Eretriam  infundentes.  Il  y  a  deux
espèces  de  terre  d'Érétrie,  dit  Pline  (Hist.  Nat.,  liv.  XXXV,
ch.  54)  :  il  y  en  a  de  blanche  ;  il  y  en  a  aussi  de  cendrée.
129.  —  Efficiant  silis  Attici  colorem.  Démontiosus  prétend  que
            
Waiting...

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzerin, sehr geehrter Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.

powered by Goobi viewer