Full text : Tome second (2)

NOTES  DU  LIVRE  VII.
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112.—  De  cerussa.  —  Voyez  PLINE,  Hist.  Nat.,  liv.  XXXIV.
ch.  54.
Cette  céruse,  ou  psimmythium,  est  le  sous-carbonate  de  plomb.
connu  sous  les  noms  de  blanc  de  plomb,  blanc  de  krems,  blan
de  céruse,  qu'on  obtient  en  faisant  passer  un  courant  d'acide
carbonique  à  travers  une  dissolution  de  sous-acétate  de  plomb.
113.—  Ne  spiramentum  obturata  omittant.  Pline  donne  en
core  une  récette  pour  faire  le  blanc  de  céruse.
Voyez  Hist.
Nat.,  liv.  XXXIV,  ch.  54
114.—  Efficiunt  æeruginem.  On  trouve  dans  Pline  (Hist.  Nat.
liv.  XXXIV,  ch.  26)  plusieurs  manières  d'obtenir  le  vert-de-gris.
Le  mot  ærugo,  chez  les  anciens,  comprend  trois  ou  même  quatre
composés  cuivreux  :  l'oxyde  de  cuivre,  le  sous-carbonate  de
cuivre,  et  peut-être  le  deuto-acétate  que  l'on  fabrique  avec  le  sousdeuto-acétate -
  et  de  l’acide  acétique.  La  première  et  la  seconde  de
ces  substances  sont  seules  natives.
115.—  Cerussa  vero  quum  in  fornace  coquitur,  mutato  colore
ad  ignis  incendium,  efficitur  sandaraca.  Ce  passage  prouve  clai
rement  que  la  couleur  connue  des  anciens  sous  le  nom  de  sandaraca -
  était  vraiment  celle  que  nous  nommons  minium,  comme
nous  l'avons  vu  ci-dessus,  aux  notes  91  et  111.
116.  —  Incipiam  nunc  de  ostro  dicere.  Le  pourpre,  dont  on
tire  cette  matière  colorante,  si  vantée  par  les  anciens,  est  un  coquillage -
  operculé  et  univalve.  Voyez  PLINE,  Hist.  Nat.,  liv.  1X.
ch.  61.  On  ne  connaît  pas  aujourd'hui  très-bien  les  espèces;
mais  il  est  certain  que  la  plupart  des  animaux  des  coquilles  uniyalves, -
  surfout  des  genres  buccin  et  murex  de  Linné,  transsudent -
  de  leur  manteau  une  liqueur  plus  ou  moins  rouge.  Pline
indique  plusieurs  variétés  qui  tirent  leur  nom  ou  des  matières
dont  elles  se  nourrissent,  ou  des  endroits  où  on  les  trouve.  Il
avait  le  pourpre  luténsis,  qui  se  nourrit  de  limon;  l'algensis,  qui
se  nourrit  d'algues  :  c'étaient  les  moins  estimés.  Le  tæniensis,
qu'on  trouvait  sur  les  rochers,  valait  mieux  ;  le  calculensis,  qui
se  plaisait  dans  les  cailloux,  était  excellent  pour  la  couleur  conchylienne; -
  le  diulutensis,  qui  se  nourrissait  de  diverses  natures
de  sol,  était  le  meilleur  pour  les  couleurs  purpurines.
117.  —  Carissimam.  La  cherté  de  cette  teinture  tenait  sans
doute  à  la  très-petite  quantité  de  liqueur  que  donnait  l'animal.
Au  reste,  depuis  qu'on  connaît  le  coccus  ou  graine  d'écarlate,
et  surtout  depuis  que  le  nouveau  monde  nous  a  envoyé  la  coche¬
            
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