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NOTES DU LIVRE VII.
102.— Ferrea lamna sumatur. — Voyez PLINE, Hist. Nat.,
liV. XXXIII, ch. 40.
103.— Chrysocolla. Nous appelons la chrysocolle borax, soude
boratée, borate de soude. — Voyez PLINE, Hist. Nat., liv. XXXIII.
ch. 26.
104. — Apportatur a Macedonia. La meilleure, dit Pline (Hist.
Nat., liv. xxXIII, ch. 27), vient d'Arménie. Celle de Macédoine
n'était que de seconde qualité ; la plus riche en parties colorantes
venait d'Espagne.
105.— Armenium et indicum. — Voyez PLINE, Hist. Nat.,
liv. xxxv, ch. 27 et 28. D'après ce qu'il dit de l'indicum, il est
vraisemblable que c’est notre indigo, puisqu'il donnait ce bleu
foncé qui est presque noir ; et le nom d'indigo, donné à la plante
d'Amérique, de laquelle on tire ce beau bleu, vient sans doute
du mot indicum.
106.— Adificatur locus uti laconicum. Il a déjà parlé du laconicum -
au ch. 10 du liv. v. C'était une étuve maçonnée en forme
de petite tour ronde , et voûtée en cul de four.
107.— Ad usum atramenti librarii. Pline a imité ce passage.
Voyez ce qu’il ajoute, Hist. Nat., liv. xxXV, ch. 25.
Le noir indiqué, dont parle Pline, semble être l'encre de
Chine, dont la composition est encore un secret, malgré tout ce
qui s'en fabrique en Europe. Il est probable que la liqueur noire
des sêches est la base de l'encre de Chine véritable. L'atrament
des sêches a très-peu besoin de préparation ; il faut seulement y
joindre un peu d'alun. Les peuples du nord s'en sont souvent
servis; les anciens mêmes semblent en avoir composé une encre:
témoin Perse (Sat. 111, v. 13) :
Nigra quod infusa vanescat sepia lympha.
Témoin Ausone (Eptt. 1v, v. 72)
Cadmi nigellas filias,
Melonis albam filiam,
Notasque furvæ sepiæe
Cnidiosque nodos prodidit.
Au reste, l'encre de Chine n'a point été inventée dans le pays
dont elle porte le nom; elle est venue de l'Inde. On conte que
vers l'an 620 avant J.-C., un roi de Corée, tributaire de la Chine,
envoya à l'empereur des tablettes de ce noir. Les Chinois en recherchèrent -
la composition, et s'occupèrent de l'imiter; ils n'y