Volltext : Tome second (2)

NOTES  DU  LIVRE  VII.
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servé  sur  la  statue  équestre  de  Marc-Aurèle  qui  est  au  Capitole
sur  les  quatre  chevaux  de  Venise,  sur  l'Hercule  du  Capitole,  et
sur  les  débris  des  quatre  chevaux  et  du  char  placés  au  fronton
du  théâtre  d'Herculanum.
93.—  Natat  in  summo.  Les  anciens  avaient  déjà  remarqué  le
rapport  de  la  gravité  d'un  corps  à  celle  d'un  autre  de  même
volume,  ce  qu'on  nomme  gravité  spécifique,  puisque  Vitruve
fait  observer  qu'une  pierre  du  poids  de  cent  livres  surnagera  audessus -
  du  mercure,  tandis  qu'un  grain  d'or  du  poids  d'un  scrupule -
  s’y  enfoncera  incontinent,  et  cela,  parce  que  l’or  se  trouve
avoir  une  gravité  spécifique  supérieure  à  celle  du  mercure.  Pline  a
fait  la  même  observation.
Sed  genere  singularum  rerum.  C'est-à-dire  par  la  pro¬94.— -

portion  qui  est  entre  la  grandeur  de  leur  volume  et  la  quantite
de  la  matière  pesante  qui  les  compose  :  car,  dit  Perrault,  un  mor
ceau  de  bois  qui  surnage  sur  l'eau,  a  plus  de  matière  pesante  que
la  cendre  qu’on  en  tire  et  qui  cependant  va  au  fond,  parce
qu'elle  a  un  moindre  volume  que  le  bois,  qui  ne  reste  sur  l'eau
que  parce  qu'il  n'y  saurait  enfoncer  qu'il  n'en  fasse  élever  une
égale  à  son  volume;  et  il  ne  le  saurait  faire,  parce  que  l'eau,
dans  ce  volume,  a  plus  de  matière  pesante  que  n'en  a  le  bois.
95.—  Neque  enim  argentum,  neque  œs  sine  eo  potest  recte
inaurari.  C'est  sur  la  propriété  que  le  mercure  a  de  s'attacher
aux  métaux,  qu'est  fondé  l’art  de  dorer  avec  de  l’or  moulu,  ce
qui  consiste  à  amalgamer  l’or  avec  le  mercure,  àà  appliquer  cet
amalgame  sur  de  l’argent  ou  du  cuivre  jaune,  et  ensuite  à  mettre
la  pièce  au  feu.  Le  feu  fait  évaporer  le  mercure,  et  l'or  reste  fortement -
  attaché  à  l'argent.  Mais  d'après  ce  que  dit  Pline  (Hist.  Nat.,
liv.  xxXIII,  ch.  32),  il  paraît  que  les  anciens  n'employaient  pas
tout  à  fait  ce  moyen;  ils  doraient  avec  des  feuilles,  après  avoir
enduit  le  métal  de  mercure,  ou  après  l'avoir  avivé  avec  un  outil.
96.  —  Purum  invenitur.  Il  est  impossible  qu'il  n'y  ait  que  le
mercure  qui  passe  au  travers  du  linge,  et  qu'il  n'y  ait  que  l'or
qui  reste  dedans.  Les  plus  petites  parties  de  l'or  sont  si  bien
amalgamées  avec  le  mercure,  qu'elles  passent  avec  lui,  et  les
plus  grosses  qui  restent  dans  le  linge  doivent  y  retenir  beaucoup
de  mercure;  et  en  effet,  dit  Perrault,  on  ne  l'en  sépare  qu'avec
peine  par  le  moyen  du  feu  qui  volatilise  le  mercure,  ou  par
l'acide  nitrique  qui  le  dissout,  et  cette  dernière  manière,  inconnue
des  anciens,  est  la  meilleure.
            
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