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NOTES DU LIVRE VII.
salino ; et il y a apparence, dit de Bioul, que c'est celui que les
anciens appelaient le marbre pentélicien. Cependant le mot gleba
semble indiquer ces cailloux roulés qu'on rencontre dans les
montagnes et dans le lit des torrents. Il est beaucoup plus dur, et
meilleur, conséquemment, pour faire le stuc. Quand cette espèce
manque, toutes les autres sont également bonnes, puisque Vitruve -
n'en désigne aucune particulièrement.
82. — Colores alii sunt. L'auteur, comme nous le voyons
distingue deux sortes de couleurs, savoir, les couleurs naturelles
et les couleurs artificielles. La seule différence qui existe entre
elles, c’est que dans les premières le mélange des oxydes minéraux -
avec les parties terreuses s'est fait naturellement, tandis
que dans les autres, c’est l’art qui a imité ce mélange. Dans son
liv, xxxy, Pline nous. fait connaître les couleurs qu'employaient
les anciens, et la manière dont ils s’en servaient. Il y traite à fond
l’art de peindre chez les anciens, ce qui facilite beaucoup l'intelligence -
des chapitres dans lequels Vitruve traite des couleurs.
Nous avons dit, à la note 80, que Pline distinguait les couleurs -
en dures et en fleuries, et nous avons nommé les couleurs
fleuries. Puis il ajoute que toutes les autres sont des couleurs
dures ; que de celles-ci on trouve dans la nature la sinopide, la
rubriça, la parétonienne, la méline, l'érétrie, l'orpiment, et
qu'on doit à l'art, d'abord celles dont il a parlé dans les com
positions métalliques, puis l'ocre, la céruse brûlée, la sanda
raque, la sandyx, le syricum, l'atramentum, qui sont des couleurs -
communes.
83.— Uti sil, quod Græce àva dicitur. Nous avons conservé
à cette couleur, dans notre langue , le nom qu’elle a en grec. En
latin, on la nomme sil ; ce dont quelques personnes ont paru
douter tout à fait à tort.
L'ocre est un oxyde de fer combiné avec une matière terreuse
On la trouve non-seulement auprès des mines de fer et d'argent
mais encore près des mines de cuivre et de plomb. Sa couleui
jaune change et devient presque rouge par l'action du feu.
Brûlée dans des chaudières neuves bien lutées, comme le dit Pline
(Hist. Nat., liv. xxxv, ch. 16), elle donne de la rubrica.
84.— Egregia copia silis. Pline (Hist. Nat., liv. XXXIII, ch. 56
nomme trois sortes principales de sil : le sil attique, c'est le meil
leur; le sil de marbre, qui valait moitié moins; puis le sil fonce
ou sil syrique , que fournissait l'ile de Syros. Il parle encore
du sil d'Achaie qui servait à ombrer, et du sil lucide qui venait