NOTES DU LIVRE VII.
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veritati. Dans tout ce chapitre, Vitruve s'attache à prouver que
la vérité doit être respectée dans tous les tableaux Or, la peinture
a deux sortes de vérités, l'une historique, et l'autre naturelle. La
vérité historique consiste dans l'arrangement et l'ensemble des
choses qui sont représentées, en sorte que la vérité est blessée
quand on réunit des choses qui ne peuvent être ensemble, comme
Alexandre avec une barbe blanche. La vérité naturelle consiste à
représenter les choses absolument telles que la nature les a faites,
c'est-à-dire quand elle donne la saillie, l'enfoncement, la lumière,
l'ombre, la force, la délicatesse , le contour, la grâce, la gradation, -
l'union, à l'aide desquels on arrive à faire une complète
illusion. Cette dernière vérité appartient plus particulièrement à
la peinture, que l'autre, qui lui est étrangère. La vérité historique
demande dans le peintre le sens commun ; mais il faut avoir un
génie rare et extraordinaire pour satisfaire à tout ce que requiert
la vérité naturelle. Ordinairement cependant on examine plutôt
un tableau sur la vérité historique que sur la vérité naturelle.
75.— Habuerint rationes sine offensionibus explicatas. Malgré
tout ce que dit Vitruve, le goût pour ces sortes de peintures
existait avant lui ; elles plaisaient de son temps, et il n'a pu persuader -
à la postérité de les rejeter, en montrant combien elles
sont ridicules. « La ville de Pompéies, dit Le Mazois, 1re part.,
p. 23, est presque entièrement peinte dans le goût de ces arabesques, -
qui commencèrent à devenir de mode sous Auguste, et
contre lesquelles Vitruve s’emporte si vivement. Ces décorations
sont pleines de grâce et de légèreté. » Raphaël a fait revivre ce
goût, qui subsiste encore aujourd'hui, surtout en Italie. Ortiz
s'est élevé contre ce genre de peinture. Mais tout ce qui a rapport
aux ornements doit-il être soumis aux règles de la sévère raison,
et ne faut-il rien accorder à l'imagination ? Il existe dans l'architecture -
même des exemples d'ornements qui, soumis au niveau de
la sévère raison, peuvent paraître absurdes, et qui ne laissent
pas d'être approuvés. Il y a des frontons au dedans du Panthéon,
à Rome ; on fait des mutules aux quatre côtés d'un édifice, bien
que les bouts des forces ne paraissent que de deux côtés. Les triglyphes -
se font également sur toutes les faces; on en fait d'aussi
étroits sur les colonnes angulaires que sur celles du milieu, bien
que les colonnes soient beaucoup plus larges en cet endroit qu'autre -
part ; on met des têtes de lion dans les corniches, au droit des
entre-colonnements, quoiqu'elles ne doivent point servir en cet
endroit.
76.— Efficiat et nos Alabandeos aut Abderitas. Ces deux peu¬