Full text : Tome second (2)

NOTES  DU  LIVRE  VII.
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quelque  inscription.  Les  lambris  dont  on  couvre  le  bas  des  murs,
et  qu'on  fait  ordinairement  à  hauteur  d'appui,  ne  peuvent  être
que  la  signification  du  mot  podium,  qui  signifie  balustrade,
appui  ;  et  comme  il  s'agit  ici  des  ornements  dont  les  murailles
sont  revêtues,  le  mot  abacus  doit  signifier  nécessairement  les
panneaux  qui  sont  sur  les  murs  au-dessus  des  lambris.
64.  —  Cuneis  silaceis.  Les  anciens  n'employaient  pas  toute
espêce  de  sil  pour  peindre  les  panneaux;  ils  ne  se  servaient  que  de
sil  marbré,  parce  que  le  marbre  qu’il  contient  résiste  à  l'action
corrosive  de  la  chaux.  Voyez  PLINE,  Hist.  Nat.,  liv.  XXXIII,
ch.  56.
65.—  Testaceum  pavimentum.  Ces  deux  mots  doivent  être  pris
pour  la  matière  avec  laquelle  on  fait  le  pavé.  C'est  dans  ce  sens
que  les  a  employés  Columelle  (Écon  rur.,  liv.  1,  ch.  6)  et  Palladius -
  (Econ.  rur.,  liv.  1,  ch.  9  et  19).
66.—  Deinde  congestis  et  spisse  calcatis  carbonibus.  On  trouve
ce  même  passage  dans  Pline  (Hist.  Nat.,  liv.  XXXVI,  ch.  63),  et
dans  Palladius  (Écon.  rur.,  liv.  1,  ch.  o).
67.-Simul -
  cadit  siccessitque.  L'effet  produit  par  la  structure
des  planchers  des  Grecs,  celui  d'absorber  les  liquides  qui  étaient
répandus  dessus,  jette  quelque  lumière  sur  l'étymologie  du  nom
asarota  qu’ils  leur  donnaient.  Le  mot  asarota  signifie  non  balayé;
c'est  vraisemblablement  de  cette  sorte  de  salle  que  Vitruve  veut
parler  ici.  L'étymologie  que  les  grammairiens  en  ont  prise  dans
Pline  est  bien  bizarre,  dit  Perrault.  Pline  dit  que  le  premier
plancher  fait  de  cette  sorte  par  Sosus,  quigen  fut  l'inventeur,
était  composé  d'une  infinité  de  pêtites  pièces  de  différentes  couleurs -
  qui  représensaient  les  débris  qui  peuvent  demeurer  sur  un
plancher  après  un  festin,  et  qui  le  faisaient  paraître  comme  non
balayé.  N'est-il  pas  plus  croyable  que  ces  planchers  noirs  qui,  à
cause  de  leur  sécheresse  ,  absorbaient  ce  qui  se  répandait  dessus,
devaient  plutôt  être  appelés  asarota,  parce  qu'il  ne  les  fallait
point  balayer  ni  essuyer  avec  des  éponges  comme  les  autres  planchers, -
  quand  ils  étaient  mouillés?
La  coutume  de  décorer  les  murailles  avec  des  peintures,  dit  Le
Mazois,  2e  part.,  p.  65,  remontait  à  une  haute  antiquité.  Les
Egyptiens,  qui  prétendaient  avoir  connu  l'art  de  peindre  6000  ans
avant  les  Grecs  (PLINE,  Hist.  Nât.,  liv.  XXXV,  ch.  5),  préféraient
quelquefois,  à  ce  qu'il  paraît,  l'éclat  des  couleurs  au  brillairt
des  marbres  précieux  dont  ils  construisaient  leurs  monuments;
            
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