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NOTES DU LIVRE VII.
mière couche ; lorsqu'elle commencera à se sécher, on en mettra
une seconde, puis une troisième. »
50.— Quum ab arena prœter trullissationem non minus tribus
coriis fuerit deformatum. — Voyez PALLADIUS, Écon. rur., liv.1
ch. 15.
51.— Colores autem. Les anciens, dit de Bioul, avaient deux
manières de peindre sur les murs, l'une à fresque, udo tectorio
l'autre à sec, in arido. La première s'appelle à fresque, parce
qu'on peint sur l'enduit fraîchement appliqué, et lorsqu'il conserve -
encore son humidité. Les couleurs sont uniquement détrempées -
avec l'eau , ou avec de l'eau de chaux ; celle-ci sert
pour le blanc; et, comme le dit très-bien Vitruve, cette peinture
est la plus solide de toutes, et celle qui dure le plus longtemps,
parce que les couleurs pénétrant dans l'enduit, s'amalgament
tellement avec lui qu’elles ne font plus qu’un même corps. Au
contraire, les peintures à sec, c'est-à-dire celles qui se font par
l'application des couleurs sur le mur lorsqu'il est entièrement
seché, ne subsistent pas longtemps, parce que ces couleurs ne
pénêtrent pas dans l'enduit, et restent seulement attachées à sa
superlicie, au moyen de la colle dans laquelle elles sont détrempées -
; la moindre humidité les ternit, ou les fait tomber,
Cette manière de peindre sur le mortier, avant qu'il soit sec,
outre l'avantage que Perrault lui attribue, de conserver éternellement -
les couleurs qui lui sont incorporées, et celui dont Vitruve
ne parle point, et qui la fait principalement estimer par les peintres, -
celui de rendre la peinture vive sans être luisante, est encore -
recommandable en ce qu'elle empêche que les couleurs
qu'on applique ne sèchent trop tôt : car cela donne bien de la
peine dans toutes les autres sortes de peinture à détrempe, dans
lesquelles les couleurs changent tellement en séchant, que ce qui
est brun fraîchement appliqué, devient fort clair une fois sec;
ce qui fait qu’il est très-difficile de savoir bien précisément ce
que l’on fait, et que l’on est obligé en travaillant d’essayer les
couleurs, en les couchant sur des tuiles qui les sêchent en un
moment, et font voir quelles elles deviendront en séchant sur
l'ouvrage. Mais il y a d'ailleurs une autre incommodité à cette
peinture, comme Pline le fait remarquer, c'est que la plupart des
couleurs ne peuvent résister au sel de la chaux, que Pline appelle -
son amertume, et qui corrompt toutes les couleurs végétales, -
et une grande partie des couleurs minérales, en sorte qu'il
ne reste presque que les terres qui puissent conserver leur cou¬