NOTES DU LIVRE VII.
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de l'Italie et de la France. La butte Montmartre en est toute formée. -
Les stucateurs, pour s'en servir, lui donnent une demicuisson; -
ils la pulvérisent ensuite; et en forment un mortier, en
l'imprégnant d'eau. Il est étonnant de voir avec quelle vitesse il
durcit, et il n'est plus possible après cela de l'amollir en le mouillant. -
Comme ce stuc sèche beaucoup plus vite que celui qui est
composé de poudre de marbre, Vitruve recommande de ne les
pas mêler ensemble, parce qu'alors il ne manquerait pas de s'
former des crevasses. On mettait trois couches de ce stuc composé
de marbre pulvérisé sur les trois autres faites avec le mortier de
sable ou de gravier. La première de ces couches avait le grain
beaucoup plus gros que celui de la seconde, et le grain de la
troisième, qui était destinée à recevoir le plus beau poli, n'était
qu'une poudre extrêmement fine, comme Vitruve le dit dans ce
chapitre, et le confirme dans le sixième de ce livre. La troisième
est la seule qu'on emploie aujourd'hui. Les stucateurs l'appli
quent immédiatement sur l'enduit composé de chaux et de sable
Si cette manière est plus expéditive, le stuc est bien moins solide
Chacune de ces sept couches était bien battue et bien repoussée
et le tout était enfin couvert de marbre pilé et passé au tamis. Un
tel revêtement n'avait cependant pas au delà d'un doigt d'épaisseur, -
et il acquérait une dureté, une blancheur et un poli qui le
rendaient luisant comme un miroir. Il existe des dessus de table
faits avec des morceaux d'enduits qu'on avaît sciés de ces murs
Il n'est même pas possible d'abattre le revêtement des murs et des
piliers de ce qu'on appelle le sette sale des bains de Titus, à Rome,
et de la piscina mirabile, qui est près de Baïes ; il est aussi dur
que du fer, et aussi poli qu'un miroir. Aux bâtiments communs
et aux tombeaux , dont le côté intérieur n'est pas fait avec le
même soin, le revêtement a deux doigts d'épaisseur
44. — In hisque minime gypsum debet admisceri. Cependant
Pline (liv. xxXVI, ch. 59) dit : Usus gypsi in coronis gratissimus
Mais le gypse est très-voisin de la chaux. Il en est de plusieurs
sortes : l’un est une pierre cuite, celui, par exemple, de Syrit
et de Thurium ; l'autre est fossile, c'est celui de Cypre et de
Perrhébie ; enfin on en trouve à fleur de terre, c'est le gypse
tymphaïque. La pierre dont la cuisson fournit le gypse doit ressembler -
à l’alabastrite ou au marbre. On sait par expérience que
le meilleur résulte de la pierre spéculaire ou de quelque autre à
feuillets écailleux.
45.— Coronarum autem aliæ sunt pura, aliæ cœlate. La de¬