NOTES DU LIVRE VII.
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de sa glorieuse carrière. Ses dernières paroles, en expirant,
furent pour conseiller aux Thébains de fairé la paix, même au
moment de leur triomphe: Ils suivirent son conseil; elle fut conclue -
la deuxième année de la cive olympiade. La tranquillité générale -
succéda aux troubles de la Grèce. C'est à cette époque que
florissaient Praxitèle, Zeuxis, Pamphile, Euphranor et d'autres
artistes: Ce que Praxitèle était dans la sculpture; Pamphile, Euphranor, -
Zeuxis, Nicias et Parrhasius le furent dans la peinture.
Cet art ne fut porté à sa perfection que par ces maîtres : car Quintilien -
nous apprend (liv. xIi, ch. 10) que Zeuxis et Apollodore,
son maître, passent pour être les premiers qui aient introduit les
lumières et les ombres dans leurs tableaux:
Ménandre, l'ami d'Epicure, parut sur la scène comique; il
répandit dans ses pièces le sel attique, sans s'écarter des lois de la
bienséance, et fit voir l'affinité qui régnait entre la poésie et l'art
auquel Apelle et Lysippe imprimaient le caractère des grâces ; et
Démosthène se montra le plus grand orateur du siècle dont nous
parlons; et de tous les âges.
Enfin l'époque de la plus haute élégance et de la plus grande
délicatesse de l'art, fut sous Alexandre le Grand, après la
cvie olympiade. Les Grecs, tranquilles sous son empire, s'adonnèrent -
aux plaisirs et aux beaux-arts. Outre Lysippe qui avait seul
le droit de jeter le portrait d'Alexandre en fonte, Apelle celui de
le peindre, et Pyrgotèles celui de le graver en pierre fine, on distingua -
éncore parmi les sculpteurs Agésandre, Pôlydore et Athénodore, -
auteurs du Laocoon; et parmi les peintres, Aristide,
Protogène et Nicomagne.
Voyez dans Quintilien (liv. XII, ch, 10) l'esquisse rapide que
fait cet auteur des qualités d'une paîtie des artistes qui viennent
d'être cités.
7. — Postea Silenus. Vitruve ne fait qu'ébaucher ici l'histoire
des architectes qui ont vécu avant lui, et se contente de citer leurs
noms et le sujet des livres qu'ils ont écrits. Silenus, Theodorus,
Phileos, Carpion, Theodorus le Phocéen, ne sont nommés que
dans Vitruve. Tous leurs ouvrages ont péri.
8. — Chersiphron et Metagenes. — Loyez PLINE, Hist. Nat.;
liv. vii, ch..38. Vitruve parle encore de ces deux architectes
(liv. x, ch. 6) à l'occasion du moyen ingénieux dont ils usèrent
pour transporter, des carrières à Ephèse, les fûts des colonnes
destinées au temple de Diane.
9. — Item de «de Minervæ Dorica, quœ est Athenis in arce,