Volltext : Tome second (2)

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NOTES  DU  LIVRE  VII.
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Grèce  servirent  à  leurs  progrès.-Après  les  ravages  des  Perses,  il
fallut  rebâtir  Athènes.  Phidias,  sous  le  gouvernement  de  Périclès, -
  dirigea  la  construction  des  nouveaux  édifices,  et  les  décora
de  chefs-d'œuvre  de  sculpture  sortis  de  ses  mains  et  de  celles  de
ses  élèves.Tout  devint  grand  alors  à  Athènes,  et  la  distance  qui
fut  franchie  dut  paraître  étonnante,  lorsqu'on  compara  les  ouvrages -
  d'Agélade  à  ceux  de  Phidias,  c'est-à-dire  ceux  du  maître
et  ceux  dé  l'élève.  Il  en  était  de  même  pour  les  lettres;  ce  même
temps  vit  paraître  Euripide,  Sophocle,  Euphorion  et  Aristophane. -
  On  croyait  qu'Eschyle  avait  porté  la  tragédie  à  sa  perfection, -
  lorsque  Sophocle  fit  connaître  un  genre  nouveau.  Il  sut
émouvoir,  non  par  des  paroles,  mais  par  des  images  sentimentales -
  qui  pénêtrent  jusqu'à  l'âme;  il  fit  voir  dans  l'art  de  Melpomène -
  des  beautés  inconnues  jusqu'alors,  et  un  talent  supérieur  à
celui  de  tous  ceux  qui  avaient  avant  lui  parcouru  cette  carrière.
Les  plus  heureuses  circonstances  firent  alors  fleurir  les  arts
dans  la  Grèce;  l'esprit  humain  s'y  dévéloppa  tout  entier;  chaque
olympiade  vit  éclore  de  nouveaux  prodiges.  L'histoire  nous  a
conservé  les  noms  des  plus  célèbres  sculpteurs  de  ce  temps.  Outre
Léocharès,  Briaxis,  Scopas  et  Praxitèle,  dont  Vitruve  parle  dans
cette  introduction,  Polyclète  et  Myron,  dont  il  a  parlé  dans  le
ch.  10  du  liv.  1er,  florissaient  à  cette  époque.  Les  malheurs
qu'éprouva  Athènes  pendant  les  guerres  du  Péloponnèse  furent
funestes  aux  arts;  mais  Thrasybule  lui  ayant  rendu  la  liberté,  et
l'ayant  délivrée  du  joug  des  Lacédémoniens,  l'art  dont  les  destinées
furent  toujours  liées  à  celles  d'Athènes  parut  renaître  alors  ,'et
les  élèves  des  grands  maîtres  précédents,  Naucide,  Dinomène,
Canachus  et  Patrocle  se  signalèrent  dans  la  xcve  olympiade.
Voyez  PLINE,  Hist.  Nat.,  liv.  XXXIV,  ch.  19.
Peu  après  la  guerre  du  Péloponnèse,  Epaminondas  changea
tout  le  système  des  Etats  de  la  Grèce;  il  fit  prendre  à  Thèbes,  sa
patrie,  la  prépondérance.  Vainqueur  à  Leuctres  des  Lacédémoniens, -
  qui  depuis  trente  ans  étaient  maîtres  de  la  Grèce,  il  inspira
une  telle  crainte  que  Sparte  se  réconcilia  avec  Athènes,  et  se
ligua  avec  elle  contre  les  Thébains,  dans  la  cire  olympiade.  Pline
Hist.  Nat.,  liv.  XXXIV,  ch.  19)  place  à  cette  époque  le  temps  des
célèbres  sculpteurs  Polyclès,  Céphissodote,  Léocharès  et  Hypatodore. -
  Xénophon  et  Platon  étaient  alors  dans  la  fleur  de  leur
génie.
Thèbes  et  Sparte  recommencèrent  une  guerre  à  laquelle  toutes
les  villes  de  la  Grèce  prirent  part.  Epaminondas  la  termina  par
la  bataille  de  Mantinée,  où  il  remporta  la  victoire;  ce  fut  le  terme
            
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