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NOTES DU LIVRE VII.
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Grèce servirent à leurs progrès.-Après les ravages des Perses, il
fallut rebâtir Athènes. Phidias, sous le gouvernement de Périclès, -
dirigea la construction des nouveaux édifices, et les décora
de chefs-d'œuvre de sculpture sortis de ses mains et de celles de
ses élèves.Tout devint grand alors à Athènes, et la distance qui
fut franchie dut paraître étonnante, lorsqu'on compara les ouvrages -
d'Agélade à ceux de Phidias, c'est-à-dire ceux du maître
et ceux dé l'élève. Il en était de même pour les lettres; ce même
temps vit paraître Euripide, Sophocle, Euphorion et Aristophane. -
On croyait qu'Eschyle avait porté la tragédie à sa perfection, -
lorsque Sophocle fit connaître un genre nouveau. Il sut
émouvoir, non par des paroles, mais par des images sentimentales -
qui pénêtrent jusqu'à l'âme; il fit voir dans l'art de Melpomène -
des beautés inconnues jusqu'alors, et un talent supérieur à
celui de tous ceux qui avaient avant lui parcouru cette carrière.
Les plus heureuses circonstances firent alors fleurir les arts
dans la Grèce; l'esprit humain s'y dévéloppa tout entier; chaque
olympiade vit éclore de nouveaux prodiges. L'histoire nous a
conservé les noms des plus célèbres sculpteurs de ce temps. Outre
Léocharès, Briaxis, Scopas et Praxitèle, dont Vitruve parle dans
cette introduction, Polyclète et Myron, dont il a parlé dans le
ch. 10 du liv. 1er, florissaient à cette époque. Les malheurs
qu'éprouva Athènes pendant les guerres du Péloponnèse furent
funestes aux arts; mais Thrasybule lui ayant rendu la liberté, et
l'ayant délivrée du joug des Lacédémoniens, l'art dont les destinées
furent toujours liées à celles d'Athènes parut renaître alors ,'et
les élèves des grands maîtres précédents, Naucide, Dinomène,
Canachus et Patrocle se signalèrent dans la xcve olympiade.
Voyez PLINE, Hist. Nat., liv. XXXIV, ch. 19.
Peu après la guerre du Péloponnèse, Epaminondas changea
tout le système des Etats de la Grèce; il fit prendre à Thèbes, sa
patrie, la prépondérance. Vainqueur à Leuctres des Lacédémoniens, -
qui depuis trente ans étaient maîtres de la Grèce, il inspira
une telle crainte que Sparte se réconcilia avec Athènes, et se
ligua avec elle contre les Thébains, dans la cire olympiade. Pline
Hist. Nat., liv. XXXIV, ch. 19) place à cette époque le temps des
célèbres sculpteurs Polyclès, Céphissodote, Léocharès et Hypatodore. -
Xénophon et Platon étaient alors dans la fleur de leur
génie.
Thèbes et Sparte recommencèrent une guerre à laquelle toutes
les villes de la Grèce prirent part. Epaminondas la termina par
la bataille de Mantinée, où il remporta la victoire; ce fut le terme