Volltext : Tome second (2)

170
NOTES  DU'  LIVRE  VII.
Athènes,  mais  qu'il  ne  fut  jamais  peintré  de  décorations.  Aussi  le
véritable  sens  de  cette  phrase  est-il  que,  quand  Eschyle  faisait
représenter  ses  tragédies  à  Athènes,  Eschylo  docente  tragædiam
Agatharque  en  peignait  les  scènes,  scenam  fecit  Agatharchus.
6.—  Ex  eo  moniti  Democritus  et  Anaxagoras  de  eadem  re
scripserunt.  La  clarté  de  ce  passagé  est  plus  que  suffisante  pour
convaincre  ceux  qui  ont  voulu  douter  si  les  anciens  connaissaient
l'art  de  la  perspectivé,  puisque  Vitruve  dit  qu'ils  enseignaient  la
manière  de  représenter,  sur  la  scène,  de  véritables  édifices  qui,
quoique  peints  sur  une  superficie  plate  et  unie,  c'est-à-dire  sur  la
toile,  paraissaient  les  uns  près,  les  autres  éloignés,  et  cela  en
imitant  la  disposition  naturelle  des  lignes  qui  répondent  toutes  à
un  même  point  (lineas  ratione  naturali  respondere)  ;  que  nous
nommons  le  point  de  vue,  ou  le  point  de  perspective  ;  et  radiorum -
  extensionem,  et  selon  le  point  de  distance.
Il  est  vrai,  dit  de  Bioul,  que  les  règles  de  la  perspective  ne
sont  pas  observées  bien  'exactement  dans  les  peintures  qui  se  sonconseryées; -
  et  qui  sont  parvenues  jusqu'à  nous;  hormis  le  morceau -
  de  peinture  à  fresque  qu'on  a  trouvé  dans  les  ruines  de
Villeya;  et  qu'on  voit  à  Parme  dans  une  des  salles  de  l'Académie;
les  règles  de  la  perspective  y  sont  observées.  Dans  tous  les  autres
morceaux  de  peinture  que  j'ai  vus  à  Rome,  à  Naples,  à  Portici.
où  on  en  a  réuni  un  grand  nombre,  qu'on  a  tirés  des  ruines  d'Herculanum -
  et  de  Pompéies,  je  n'en  ai  remarqué  aucun  qui  indiquât
que  le  peintre  connût  la  perspective.  Je  dois  cependant  faire  observer; -
  que  tous  ces  morceaux  étaient  peints  sur  des  muraille
d'où  on  les  à  sciés;  et  que,  selon  Pline,  ceux  qui  peignaient
dans  ce  genre,  n'étaient  pas  les  meilleurs  peintres.  Ces  peintures
prouvent  bien  que  ceux  qui  les  ont  faites  ignoraient  cet  art,  mais
non  pas  que  l'art  était  incounu  de  leur  temps.  J'ose  dire  que
même  à  présent  que  l'on  connaît  certainement  ces  règles,  ily  a
une  infinité  de  tableaux  dans  lesquels  on  ne  les  a  pas  suivies,  et
qui  sont  remplis  de  fautes  contre  la  perspective;  on  n'en  peut
pas  conclure  cependant  que  cet  art  soit  généralement  ignoré,
mais  que  les  peintres  qui  les  ont  dessinés  sont  des  ignorants  (Discours -
  de  M.  Sallier  sur  la  perspective  des  anciens,  t.  il  des  Mémôires -
  des  Inscriptions  et  Belles-Lettres).
La  perspective,  qui,  suivant  la  remarque  d'un  grand  maître
(Léonard  de  Vinci,  Traité  de  peinture,  ch.  1),  est  la  première
chose  qu'un  jeune  peintre  doive  apprendre,  était  donc  connue
dans  la  Grèce,  à  cette  époque  où  les  arts  semblaient  vannoncer
les  pas  rapides  qu'ils  allaient  faire,  où  les  malheurs  mêmes  de  la
            
Waiting...

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzerin, sehr geehrter Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.

powered by Goobi viewer