NOTES
DU LIVRE SEPTIÉME.
1:— Itaque non mediocres; sed infinitæ sunt his agenda
gratiœ. Vitruve commence ce livre par l'éloge des lettres, et
rend hommage aux savants qui nous ont transmis les événements
passés et les découvertes faites de leur temps. Il cite les artistes
et les poêtes qui ont d'abord fait fleurir les arts et les lettres
dans la Grèce, où les siècles de la belle littérature furent aussi
ceux qui produisirent les plus fameux artistes. Il parle d'abord
d'Homère, qu'il appelle le père des poêtes. Il florissait cent ans
environ avant la première olympiade. Il n est point d'auteur, à
l'exception peut être d'Hésiode, qui soit, plus ancien que lui,
Rien ne peut être comparé à sa poésie ; il s'essaya dans le genre
épique, celui-là même qui présente le plus dé difficultés, et, prenant -
un vol d'aigle, s'élança au plus haut degré que puissent
atteindre les forces humaines, par son immortelle Iiade. En
vain les plus grands génies ont cherché à l'imiter. Le plus ancien
poête de la Grèce fut aussi le meilleur; ce qui fait dire à Velleius
Paterculus : « Neque ante illum quem ille imitarefur; neque post
illum qui eum imitari posset, inventus est..»
Les beaux-arts; et surtout l'architecture, étaient déjà connus
dans le temps d'Homère; il nous apprend qu'avant le siége de
Troie, la ville d'Orchestre était célèbre, à cause du temple de
Neptune qui s'y trouvait, et que Minerve en avait un magnifque -
à Athènes. Nôus voyons dans Pline que le temple de Diane.
en Aulide, fut bâti plusieurs siècles avant la guerre de Troie
Homère parle aussi de plusieurs palais qui existaient en Grèce
avant cette guerre.
Les Grecs avaient appris l'architecture des Egyptiens, qui,
sous Inachus (1970 avant J.-C.), fondèrent en Grèce la première
colonie égyptienne. Les autres colonies que, Cécrops, en 1657
avant J.-C.; Cadmus, en 1594 ; Danaus; en 1586, amenèrent
en Grèce, en faisant connaître le culte de leurs dieux, y firent