VITRUVE. LIV. VII.
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par ne plus faire qu'un seul corps, auquel la liquéfaction -
a communiqué les qualités réciproques des deux
substances qui n'ont plus de propriété distincte, l'action
du feu la leur ayant fait perdre, et qui se trouvent converties -
en une couleur bleue d'azur.
L'ocre brûlée, dont on tire un assez bon parti dans
les peintures sur enduit, se prépare de cette manière :
on fait rougir au feu une motte de bonne ocre jaune; on
l'éteint dans du vinaigre, ce qui lui donne une couleur
de pourpre.
XII. De la céruse, du vert-de-gris et du minium.
Il n'est point hors de propos de dire ici comment on
prépare la céruse et le vert-de-gris que nous appelons
cruca. Les Rhodiens mettent des sarments dans des
tonneaux au fond desquels ils versent du vinaigre. Sur
ces sarments ils placent des lames de plomb; puis on
ferme soigneusement les tonneaux pour que le contenu
ne perde rien de sa force. Après un temps déterminé on
ouvre, et les morceaux de plomb se trouvent convertis
en céruse. Si on les remplace par des lames de cuivre
on obtient le vert-de-gris qu'on appelle œruca.
La céruse brûlée dans une fournaise perd sa couleur
par l'action du feu, et se change en minium. C'est le
hasard qui, dans un incendie, apprit aux hommes à la
faire. Elle est d'une qualité supérieure à celle que l'on
tire des mines, où elle se forme aux dépens du métal.
XIII. De la pourpre.
Je vais commencer à parler de la pourpre, qui, dé
toutes les couleurs, est la plus chère et celle qui flatte
le plus agréablement la vue. C'est d'un coquillage de
Vitruve. II.