VITRUVE. LIV. VII.
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les gouttes qui se sont déposées dans le four ne pouvant -
être ramassées, à cause de leur petitesse, sont balayées -
dans un vase plein d'eau où elles se mêlent et se
confondent. Quatre sétiers de cette matière pèsent cent
livres.
Que l'on vienne à remplir quelque vase de cette substance, -
une pierre du poids de cent livres, mise dessus,
nagera à sa surface sans pouvoir, par sa pesanteur, ni
la comprimer, ni la séparer, ni l'éparpiller. Si à la place
de ce poids de cent livres, on met seulement un scrupule
d'or, il ne surnagera pas; il descendra tout de suite au
fond; cé qui prouve clairement que la gravité des corps
ne dépend pas de la quantité de la matière pesante,
mais de sa qualité.
On se sert du vif-argent dans beaucoup de cas; sans
lui il est impossible de bien dorer l'argent et le cuivre;
lorsqu'un vêtement tissé d'or vient à s'user, et que sa
vieillesse le met hors d'état d'être décemment porté, on
le brûle dans un vase dé terre; et la cendre en est jetée
dans de l'eau. On y ajoute du vif-argent auquel toutes
les parcelles d'or vont s'attacher, se joindre. On répand -
l'eau, et l'on verse dans un linge que l'on presse
avec les mains, le vif-argent qui passe au travers à cause
de sa fluidité, et l'or, malgré la compression, reste parfaitement -
pur dans le linge.
IX. De la préparation du cinabre.
Je reviens à la préparation du cinabre.-Lorsque les
mottes sont sèches, on les pile, on les broie avec des
pilons de fer, et à force de lotions et de coctions, on
fait disparaître toute matière étrangère, et la couleur