VITRUVE. LIV. VII.
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à la cella, aux colonnes, aux architraves, les propor
tions dictées par les règles les plus pures de l'art. S'il eût
été de marbre, pour que la richesse de la matière répondit -
à la beauté du plan, il eût été mis en première ligne
avec les plus beaux monuments.
Comme il s'est trouvé parmi nos ancêtres des architectes -
aussi distingués que chez les Grecs, et que de
notre temps il y en a eu un assez grand nombre, comme
je n'en vois d'ailleurs que quelques-uns qui aient donné
des préceptes de leur art, j'ai cru que je devais, non
garder le silence, mais traiter méthodiquement, dans
chacun de mes livres, chaque partie de mon sujet. Voilà
pourquoi, après avoir enseigné, dans le sixième livre,
la manière de bâtir les édifices particuliers, je vais, dans
le septième, expliquer comment les enduits peuvent réu
nir à la fois la beauté et la solidité.
I. De la rudération.
Je vais commencer par la rudération, qui est cette
première couche grossière destinée à recevoir l'enduit
extérieur. Il faut veiller avec le plus grand soin à ce
qu'elle ait toute la solidité nécessaire. S'il est question
d'un rez-de-chaussée, on doit examiner si le sol est partout -
bien solide, bien uni, et faire l'application de cette
première couche de mortier grossier; mais si le sol est
en tout ou partie composé de terre rapportée, il sera
très-important de le raffermir en le battant avec le mouton -
qui sert à enfoncer les pilotis. Quant aux étages supérieurs, -
il faudra bien prendre garde qu'il ne se rencontre -
immédiatement sous le plancher quelqu'un de ces
murs qui ne s'élèvent point jusqu'au haut de l'édifice,
et laisser entre le plancher et le haut de ce mur un