NOTES DU LIVRE VI.
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tout le long du jour, il est semblable à l'ile de Rhodes, daus laquelle -
Pline dit que le soleil est rarement caché par des nuées?
71.— Tricliniis quatuor. Au ch. 5 de ce livre , triclinium est
pris pour la salle où l’on mangeait, et dans laquelle étaient les
tables avec leurs trois lits. Ici il ne signifie, à la lettre; que la
table avec ses trois lits. Varron (Écon. rur., liv. 111, ch. 13) dit :
« Au milieu du bois est une espèce d’élévation où l’on avait disposé
trois lits (ubi triclinio posito), et où l’on servit à souper. » Et au
liv. 1, ch. 59 : « Quand on fait construire un fruitier, il faut avoir
soin d’en ouvrir les fenêtres au nord, et de laisser un libre accès
aux vents qui souffient de ce côté. Il importe toutefois de les garnir -
de volets; car un vent continu finit par ôter aux fruits leurs
sucs et par les rendre insipides. Pour plus de fraîcheur encore
on recouvre en stuc les voûtes, les murailles et même les planchers -
de ces fruitiers. On voit encore certaines personnes y faire
dresser des lits pour prendre leurs repas (triclinium sternere solent
cœnandi causa).
72. — Ludorumque operis. On sait que pour réjouir ces riches
voluptueux, on donnait des jeux et des spectacles, pendant
qu’étendus sur leurs lits, ils jouissaient des plaisirs de la table.
Cet usage existait aussi chez les Romains. Juvénal (sat. 11) nous
apprend que durant leurs repas, ils regardaient des danses
lascives, des pantomimes ou des combats de gladiateurs; d'autres
se contentaient de la lecture d'un livre (PLUTARQUE, Sympos.,
liv. vIi, quest. 8) ; d'autres aimaient à faire jouer quelques scènes
de comédie (JuVÉNAL, sat. II; PLINE LE JEUNE, liv. 1, lett. 15;
liv. 111, lett. 1; liv. vI, lett. 31) ; d'autres à entendre des vers
récités par quelques poëtes (PERSE, sat. 1) ; souvent ils avaient
un concert durant leurs repas (SPARTIEN, Vie d'Adrien, ch. XXIV;
PÉTRONE, Satyricon, ch. XXXIV).
73.— Uti hospites advenientes non in peristylia, sed in ea
hospitalia recipiantur. L'hospitalité, dans les anciens temps, était
soigneusement pratiquée. Ce n'était pas seulement une vertu;
c'était un devoir de l'exercer envers tout le monde; il n'y avait
rien de plus sacré. Née d'une commisération naturelle, on la
trouve, dit de Bioul, chez les peuples que la civilisation n'a pas
absolument corrompus; elle existe encore en Ecosse, dans une
grande partie de l'Orient, et surtout en Pologne. Nous voyons
dans Homère avec quel dévouement les Grecs exerçaient l'hospitalité. -
L'opulence dont ils jouirent, après avoir repoussé les armées -
des Perses qui voulaient envahir leurs provinces, cette opu¬