NOTES DU LIVRE I.
mait hemitonion, demi-tension. On passait ensuite à la seconde
pièce du bras, et on la bandait au moyen de l'autre hemitonion
que l'on tendait jusqu'à ce qu'elle eût atteint cette homotonie,
cette égalité de tension exigée pour que le bras de la machine
frappât avec une égale force.
22.— Ergatis. — Ergata, du mot grec é, ouvrage, signisie
vindas, cabestan, guindas, vireveau. Tous ces noms désignent une
machine composée de deux tables de bois, et d'un treuil autour
duquel s'enroule le câble. On fait tourner verticalement, à l'aide
de deux leviers, ce treuil qu'on appelle encore fusée, tour. Cette
machine sert sur les vaisseaux à lever l'ancre, et sur terre à remonter -
les bateaux et à tirer de lourds fardeaux.
23.— Suculis. Le treuil est le rouleau ou cylindre autour duquel -
file le câble. Les Latins l'appelaient sucula, petite truie, parce
qu'ils prétendaient que les deux leviers qu'on passait dedans,
pour le faire tourner, représentaient les oreilles d'une truie ; c'est
pour la même raison qu'ils le nommaient asellus, petit âne, et bucula, -
jeune vache. Les Grecs lui avaient aussi donné le nom de
évigxoc, ànon. Les Français eux-mêmes disent truie. Le treuil armé
de ses deux leviers forme le moulinet.
24.— Quœ Græci jysia vocant. La racine du mot , o,
son, bruit, a aussi formé le mot ié, écho, son répercuté. Les vva
étaient donc des vases sonores qui servaient à la répercussion de
la voix. Chez les Grecs, les théâtres s'étant beaucoup agrandis,
la voix des acteurs se perdait dans la vaste étendue de leur enceinte. -
Il fallut chercher un moyen de la rendre plus forte et plus
distincte. On imagina des vases d'airain dont les sons répondaient
à ceux de la voix humaine et des instruments, afin que tous les
sons qui partaient de la scène pussent faire vibrer quelqu'un de
ces vases, suivant le rapport qui était entre eux.
25.— Hydraulicas quoque machinas. Il n'est ici question que
de l'espèce de machines que nous appelons aujourd'hui orgues, et
dont l'auteur traite plus amplement au livre x, ch. 13.
26.— Inclinationes cœli, quœ Grœci ara dicunt. Les climats,
de xAo, c est-à-dire inclino, sont des parties ou zones de la superficie -
de la terre, comprises entre deux cercles parallèles à l'équateur. -
Ils se prennent depuis l'équateur jusqu'aux pôles vers lesquels -
ils inclinent dans une certaine proportien. Ainsi le premier
climat, à son commencement, a douze heures de jour à son plus
grand jour, et à sa fin douze heures et demie à son plus grand