NOTES DU LIVRE I.
16.— Caryatides. Pline rapporte (Hist. Nat., liv. xXXVI.
ch. 4) qu'entre autres chefs-d'œuvre de Praxitèle, Rome possédait -
l'Heureuse For¬Fig. -
1.
tune au Capitole, et
près de celle-ci les
S
00
Ménades, les Thya
M
des, les Cariatides.
Il dit, un peu plus
loin, que le Panthéon -
d'Agrippa était
décoré des chefsd'œuvre
de Diogène
d'Athènes. Ses cariatides -
, en guise de
colonnes, sont renommées -
comme ou¬H -
vrages d'une grande
beauté. Quelle était
la posture de ces
statues de femmes ?
C'est ce que ne dit
point Vitruve. Athénée -
semble indiquer
quelque part que la
main droite était le
vée jusqu'à la hauteur -
du fardeau, et
que le bras gauche
était tombant. Leur
hauteur était pro
portionnée au cou
ronnement ou entablement -
qui est appelé par Vitruve ornamenta, et qui se compose
de l'architrave, de la frise et de la corniche.
17. — Carya civitas. M. Daniel Ramée, auteur d'une Histoire
de l'architecture, publiée chez Paulin, en 1843, mécontent de
l'origine que Vitruve donne à l'ordre dorique, origine qu'il attribue -
au hasard, s'écrie (t. 1er, p. 374) d'une manière qui, ce me
semble, sent un peu trop la déclamation : « Et voilà, cependant,
ce que Vitruve nous rapporte sérieusement au premier chapitre de
son quatrième livre ! et voilà les paroles d'un auteur dont on a fait
l'évangile des architectes, qu'on a proclamé comme le souverain