NOTES DU LIVRE V.
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Ex ulva palustri. Ce jonc ou plante de marais, que les anciens
appellent uloa, est demeurée inconnue aux botanistes. Virgile
en parle (Enéide, liv. I1, v. 135, et liv. vI, v. 416) comme d'une
plante aquatique. Ce doit être cette espèce de joncs, très-communs -
dans les marais, dont on se sert en Italie pour rempailler les
chaises et entourer les bouteilles. Ces joncs entrelacés empêchaient -
l'argile qui était dedans de se dissoudre trop vite dans
l'eau, ce qui donnait le temps de battre et de pétrir ces paquets.
133.— Tunc cochleis, rotis, tympanis. Ces machines sont ex
pliquées aux ch. 9 et 11 du liv. x.
134.— Navaliorum. Ce mot est mis pour navalium, par le chan
gement de déclinaison. On trouve aussi viridiorum, anciliorum
saturnaliorum. Vectigaliorum a souvent été employé par Asinius
Pollion, s'il faut en croire ce que dit Macrobe au liv. 1er de ses
Saturnales.
135.— Tineam, teredines.... procreant. Vitruve établit une
différence entre la teigne et le térédon, comme Pline qui fait du
férédon un insecte marin, et de la teigne un insecte terrestre
Théophraste avait dit avant lui (Hist. des plantes, liv.v) : « Le térédon -
a le corps petit, la tête grosse ; il est armé de dents. La teigne
ressemble à un petit ver qui perce insensiblement le bois. »
Les Latins ont écrit que le térédon rongeait les vaisseaux :
Estur ut occulta vitiata teredine navis.
(OVIDIUS, de Ponto, lib. 1, epist. 1.)
Voyez PLINE, Hist. Nat., liv. XVI, ch. 80.