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NOTES DU LIVRE V.
luxe prodigieux, et où le peuple trouvait réunis jeux, bains et
promenades délicieuses.
118.— Quod Græci vocant sa. Le diaule, ou double stade,
était une espèce de course qui se faisait dans la longueur d'un
stade, au bout duquel on tournait pour parcourir le même espace.
La course qui se faisait des deux stades, toute droite et sans retourner, -
était appelée g.
Le stade était un espace de cent vingt-cinq pas géométriques:
ou 625 pieds romains.
119. — Exedræ. Ce mot grec est différemment interprété par
les auteurs. Alexander ab Alexandro croit que c'était une galerie
ouverte en manière de loges. Accurse le prend pour une galerie
entourée de fenêtres. Il signifie néanmoins, à la lettre, un lieu où
plusieurs personnes sont assises ; mais Perrault croit que les sièges
y étaient fixés, comme les stalles dans le chœur de nos églises;
c'est ce que semble croire aussi Philander, qui le compare à celui
qu’on appelait chapitre dans les cloîtres des religieux. Vitruve
néanmoins, parle des exèdres au ch: 9 du liv. vii, comme de
lieux fort ouverts, et exposés aux rayons du soleil et de la lune,
ce qui semblerait appuyer l’opinion d’Alexander ab Alexandro.
120. — Ephebeum. C'était là que l’on apprenait aux jeunes gens
qui sortaient de l’adolescence , les premiers principes de la gympastique. -
On l'appelait ainsi du mot énée, qui s'appliquait à ceux
qui avaient atteint l'âge de puberté, c'est-à-dire leur quatorzième
année. Palladio croit que c’étaient les petites écoles des garçons, et
que le coryceum était celles des petites filles. Les jeunes gens qui
n’avaient pas atteint leur seizième année, s’y assemblaient de grand
matin pour y faire leurs exercices en particulier, sans spectateurs
121. — Coryceum. Les commentateurs ne s’accordent point sui
la signification de ce mot. Les uns prennent le corycée pour le
lieu où les filles s'exerçaient à la lutte et à la course; Palladio,
pour les petites écoles des filles ; d'autres pour le lieu où l'on
faisait le poil. Mercurial et d'autres auteurs l’ont confondu avec
l'apodyterion; mais Perrault, Galiani et Baldi qui font dériver ce
mot du grec , balle ou ballon, l'ont traduit par jeu de
paume. On sait que le jeu de paume était en usage chez les anciens -
; et comme Vitruve n’assigne pas pour ce jeu d’autre emplacement -
que celui-là dans la palestre, on doit croire que le corycée -
y était destiné, d’autant plus que sa disposition convenait
parfaitement.
122. — Conisterium. Le conisterium était le lieu du gyinase