Volltext : Tome premier (1)

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NOTES  DU  LIVRE  V.
reprend  ceux  qui  confondent  le  laconicum,  qui  était  le  lieu  oi
l'on  suail,  avec  l'hypocaustum,  qui  était  le  fourneau  qui  échauffait
le  laconicum.  Il  n'est  guère  possible,  en  effet,  que  ce  laconicum
fut,  comme  l'a  cru  Galiani,  une  petite  rotonde  en  coupole  qui
couvrait  une  ouverture  pratiquée  dans  le  pavé  de  l’étuve,  poury
laisser  passer  la  flamme  du  fourneau.  Si  c'eût  été  un  moyen  d'augmenter -
  la  chaleur  de  l'étuve,  la  fumée  qui  n'aurait  pas  manqué
de  se  répandre  par  cette  ouverture,  l'aurait  bientôt  fait  abandonner. -

De  la  description  que  fait  Vitruve  des  bains  détachés  des  palestres, -
  il  résulte,  1°  qu’ils  étaient  ordinairement  doubles,  les  uns
pour  les  hommes,  les  autres  pour  les  femmes  :  c'était  ainsi,
du  moins,  chez  les  Romains,  qui  en  cela  avaient  plus  consulté  les
bienseances  que  les  Lacédémoniens,  chez  qui  les  deux  sexes  se
baignaient  pêle-mêle  ;  2°  que  les  deux  bains  chauds  étaient  contigus, -
  alin  que  le  même  fourneau  pût  échauffer  les  vases  de  l'un  et
de  l'autre  bain  qui  sont  dans  les  pièces  rr  (fig.  86,  p.  573)  :  aa  sont
les  vases  d’eau  chaude;  ee,  ceux  d'eau  tiède;  cc,  ceux  d'eau  froide;
3°  que  le  milieu  de  ces  bains  était  occupé  par  un  grand  bassin  m
pour  les  hommes,  n  pour  les  femmes,  qui  recevait  l'eau  par  divers -
  tuyaux,  et  dans  lequel  on  descendait  par  quelques  degrés;
qu'autour  de  ce  bassin  étaient,  avec  le  degré  inférieur  it,  des
accoudoirs  ou  balustrades  v»,  une  espèce  de  corridor  z  (schola)
assez  large  pour  contenir  ceux  qui  attendaient  que  les  premiers
venus  sortissent  du  bain,  et  les  reposoirs  ax  ;  4°  que  les  étuves
appelées  laconicum  et  tepidarium  étaient  jointes  ensemble  et  arrondies; -
  5°  que  le  plancher  des  étuves  était  creux  et  suspendu
pour  recevoir  la  chaleur  de  l'hypocauste.
117.—  Palestrarum  «edificationes.  La  palestre,  chez  les  Grecs,
était  un  édifice  public  où  les  jeunes  gens  se  livraient  aux  exercices
de  l'esprit,  et  principalement  à  ceux  du  corps.  Onsait  quelle  importance -
  les  Grecs  attachaient  à  la  célébration  des  jeux  Olympiques. -
  Rien  n'était  plus  glorieux  que  d'y  être  proclamé  vainqueur,
et  Cicéron,  dans  son  Plaidoyer  pour  Flaccus,  et  ailleurs,  fait
remarquer  que  le  consula  dans  son  ancienne  splendeur,  et  le
triomphe  dans  toute  sa  majesté,  n'avaient  rien  de  plus  grand  à
Rome,  que  la  couronne  olympique  en  Grèce.
A  Lacédémone,  les  filles  s  exerçaient  dans  la  palestre  aussi  bien
que  les  hommes.  Voyez  PROPERCE,  liv.  III,  élég.  14,  et  CICÉRON,
Tuscul.,  liv.  11,  ch.  15.
Aux  palestres,  les  Romains  joignirent  des  thermes,  vastes  et
magnifiques  édifices,  dans  lesquels  les  empereurs  étalèrent  un
            
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