Volltext : Tome premier (1)

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NOTES  DU  LIVRE  V.
doriques;  à  gauche,  d'ioniques  ou  de  corinthiennes;  les  unes
étaient  plus  hautes,  les  autres  plus  basses.  Nous  voyons  dans  le
texte  que  les  colonnes  ioniques  ou  corinthiennes  de  l'intérieudoivent -
  être  plus  hautes  d'une  cinquième  partie  que  les  colonnes
doriques  de  l'extérieur.  Cette  cinquième  partie  est  une  grandeuexcessive, -
  dit  Perrault,  car  ces  colonnes  ne  doivent  excéder  les
autres  que  de  la  hauteur  de  l'architrave,  qui,  dans  une  colonne
dorique  de  quinze  modules,  telle  qu'est  celle  dont  il  s'agit,  n'est
que  la  quinzième  partie  de  la  colonne,  parce  que  cette  architrave
n'est  haute  que  d'un  module  ;  de  sorte  qu'il  y  a  apparence  qu'il
faut  lire,  au  lieu  d'un  cinquième,  un  quinzième,  et  croire  que
du  nombre  xv  le  caractère  x  était  effacé  dans  la  copie,  et  qu'il
n'est  resté  que  le  v.
Galiani  ne  rejette  point  l'opinion  de  Perrault,  et  ajoute  que
s'il  est  vrai  qu’il  n’y  ait  point  d’erreur  dans  le  texte,  il  faut  croire
que  les  colonnes  du  milieu  s'élèvent  intérieurement  jusqu’au  niveau -
  de  la  corniche  extérieure,  puisque  l'architrave  et  la  frise  ont
trois  modules  de  hauteur  ;  ce  qui  serait  bien  la  cinquième  partie
d'une  colonne  haute  de  quinze  modules  :  mais  ces  proportions  ne
sont  pas  celles  que  Vitruve  donne  à  l'ordre  dorique,  au  ch.  3
du  liv.  IV
102.—
Ex  his  nullus  surgit  humor  nebulosus.  Cette  hypothèse
est,  selon  Perrault,  contraire  à  celle  qui  est  généralement  admise
comme  étant  absolument  nécessaire  pour  trouver  la  raison  des
sources  des  fontaines  ;  et  l'expérience  fait  voir  que  les  eaux  qui
ne  sont  exposées  ni  au  soleil  ni  au  vent,  ne  laissent  pas  de  s'évaporer. -
  Vitruve  même  dit  (liv.  VIII,  ch.  1)  que  pour  connaître
s'il  y  a  de  l’eau  sous  terre,  il  faut  enfermer  dans  une  fosse  bien
couverte  quelque  vase  renversé,  afin  que  la  vapeur  de  l'eau  qui
s'élève  du  fond  de  la  terre,  s'y  attache.
103.—  Tempus  lavandi  a  meridiano  ad  vesperum.  Il  n'était  pas
permis  de  prendre  des  bains  à  toute  heure  du  jour,  mais  seulement
à  certaines  heures  qui  étaient  annoncées  par  le  son  d'une  espèce
de  cloche.  Vitruve  dit  qu'en  général  c'était  depuis  midi  jusqu'au
soir.  L'empereur  Adrien  défendit  par  un  édit  d'ouvrir  les  bains
avant  deux  heures  après  midi;  il  ny  avait  d'exception  que  pour
les  malades.  On  ne  les  ouvrait  jamais  avant  le  soleil  levé,  ni  aprèle -
  soleil  couché.  Alexandre  Sévère  permit  pourtant  qu’on  les  tint
ouverts  la  nuit,  dans  les  grandes  chaleurs  de  l'été;  il  ajouta  même
la  libéralité  à  la  complaisance,  en  fournissant  l'huile  qui  brûlait
dans  les  lampes.
            
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